<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4031226977693485875</id><updated>2011-11-28T00:59:13.919+01:00</updated><category term='Art Shmart'/><category term='Gadgets et Internet'/><category term='coups de coeur'/><category term='Voyages'/><category term='Expos'/><category term='TV'/><category term='De la Russie'/><category term='Théâtre/Opéra/Danse'/><category term='Questions'/><category term='Livres'/><category term='A Paris...'/><category term='Photo'/><category term='Restos et gourmandises'/><category term='pensée du jour'/><category term='cinéma'/><category term='Musiques'/><category term='Cris du coeur'/><title type='text'>Une Russe à Paris</title><subtitle type='html'>La vie parisienne entre le théâtre, la musique, le cinéma, les livres, les expos, les restaurants et d'autres passions!</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/posts/full'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/posts/full/-/Th%C3%A9%C3%A2tre%2FOp%C3%A9ra%2FDanse'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/search/label/Th%C3%A9%C3%A2tre%2FOp%C3%A9ra%2FDanse'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/posts/full/-/Th%C3%A9%C3%A2tre%2FOp%C3%A9ra%2FDanse/-/Th%C3%A9%C3%A2tre%2FOp%C3%A9ra%2FDanse?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Une Russe à Paris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://unerusseaparis.googlepages.com/logounerusseaparispetit.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>32</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4031226977693485875.post-2022400851590606431</id><published>2009-05-27T11:00:00.003+02:00</published><updated>2009-05-27T11:04:08.182+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre/Opéra/Danse'/><title type='text'>(Danse) Proust ou les intermittences du coeur, le ballet de Roland Petit au Palais Garnier</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/Sh0AWi93uAI/AAAAAAAAEE4/hv-s4xgLamA/s1600-h/Proust.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/Sh0AWi93uAI/AAAAAAAAEE4/hv-s4xgLamA/s320/Proust.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Hier soir, je découvrais, lors de la générale au Palais Garnier, le &lt;b&gt;ballet « Proust ou les intermittences du cœur » de Roland Petit&lt;/b&gt;, sur les motifs de l’œuvre proustienne… Pas facile d’insérer sept volumes – et toute une vie – dans un ballet d’une heure et demie. En résulte une succession d’impressions, des scènes où des dizaines de personnages se rencontrent, se séparent, rêvent, se retrouvent, se déchirent et périssent. Comme toute création mosaïque, « Proust ou les intermittences... » (créé en 1974, entré dans le répertoire de l’Opéra de Paris en 2007) est d’une qualité inégale, où l’on aperçoit néanmoins de vrais éclats de génie, dont on ne sait pas toujours si on les doit au talent du chorégraphe ou des interprètes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Construit sur des musiques des compositeurs appréciés par Proust, « Proust ou les intermittences… » est déjà, en soi, un voyage musical au tournant du XX siècle. De Saint-Saëns à Debussy, de César Franck à Wagner, les moments musicaux (parfois gâchés par les vents qui, bien sûr, ne peuvent pas jouer juste) nous emportent d’abord dans le « paradis proustien » - Balbec, les jeunes filles en fleur, Swann et Odette, Andrée et Albertine… pour nous faire ensuite descendre en enfer, avec Monsieur de Charlus, Morel et Saint-Loup, pour culminer dans une scène de morts-vivants baroques admirablement orchestrée. Le ballet a, certes, un peu vieilli (surtout certains duos très – trop – académiques), mais on y aperçoit encore le souffle de la création.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="385" width="640"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/2hmpX_3w4yA&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/2hmpX_3w4yA&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans le bon mot dont je ne retrouve pas l’auteur (“N’avez-vous pas peur d’aller en enfer? – Pas du tout ! J’y serai en si bonne compagnie ! »), l’enfer m’a paru plus vivant, plus réel – on y rencontre, notamment Manuel Legris dans le rôle de Monsieur de Charlus (qu’il avait déjà dansé en 2007). La seule étoile de la « vieille » génération des étoiles sur scène, Manuel Legris ne fait que révéler &lt;b&gt;le manque de personnalité, de présence voire de technique des jeunes danseurs&lt;/b&gt;. D’ailleurs, le public ne s’y trompe pas... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/Sh0AoKeDU1I/AAAAAAAAEFA/7l_nNPOEcl8/s1600-h/proust_roland-petit.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/Sh0AoKeDU1I/AAAAAAAAEFA/7l_nNPOEcl8/s320/proust_roland-petit.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;L’affect et les grimaces d’Eve Grinsztajn en Odette, le manque de stabilité de Mathilde Froustey (par ailleurs charmante), le manque de présence d’Hervé Moreau et d’Isabelle Ciaravola (avis personnel, bien sûr !) me font tant regretté l’époque où ces rôles auraient pu être interprétés par Kader Belarbi, Aurélie Dupont, Agnès Letestu, Marie-Agnès Gillot… Attention, je ne suis point réfractaire au renouvellement des générations dans la troupe de l’Opéra ! Il y a six ans, je guettais, moi aussi, les apparitions de Dorothée Gilbert ou de Matthieu Ganio (depuis devenus Etoiles, et dont j’ai regretté l’absence dans la distribution d’hier soir). Simplement, je trouve que si les danseurs ont globalement une bonne technique, il leur manque souvent une dimension artistique : les duos ressemblent parfois à des exercices de gymnastique (presque) parfaitement exécutés qui manquent complètement de sens, un peu comme des gammes ou des études de Czerny face à un nocturne de Chopin. Pourquoi, lorsque que Manuel Legris nous fait comprendre, en gestes, que son cœur souffre, cela constitue un moment dramatique, alors que les « battements de cœur » de Christophe Duquenne me font penser que son personnage va vomir d’un instant à l’autre… &lt;div style="float:right"&gt;&lt;iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=httplittlepit-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=B0011ETNXY&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=FFFFFF&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;Cela me fait penser à &lt;a href="http://www.unerusseaparis.fr/2008/09/hommage-robbins-triade-millepied.html"&gt;une vidéo&lt;/a&gt; que je vous avais montrée il y a longtemps, où l’on voit Mikhaïl Barychnikov danser une chorégraphie de Benjamin Millepied. Il y a plus de sens dans le moindre mouvement de son petit doigt que dans tout le duo de Morel et de Saint-Loup (Stéphane Bullion et Florian Magnenet).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La distribution de la générale fut celle de la première. Si vous avez envie de voir ce spectacle, &lt;b&gt;allez-y plutôt le 5, 6 ou 8 juin&lt;/b&gt;, ce qui vous permettrait d’apprécier Dorothée Gilbert, Benjamin Pech et, bien sûr, Manuel Legris. Sinon, préférez &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B0011ETNXY?ie=UTF8&amp;tag=httplittlepit-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B0011ETNXY"&gt;le DVD&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=httplittlepit-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B0011ETNXY" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une expérience à recommander surtout aux amateurs de Proust ou de Roland Petit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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mais vous pouvez les voir en vous rendant directement sur le site &lt;A HREF="http://www.unerusseaparis.fr"&gt;Une Russe à Paris&lt;/A&gt;.&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4031226977693485875-2022400851590606431?l=www.unerusseaparis.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/2022400851590606431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/2009/05/proust-intermittences-coeur-roland.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4031226977693485875/posts/default/2022400851590606431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/posts/default/2022400851590606431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/2009/05/proust-intermittences-coeur-roland.html' title='(Danse) Proust ou les intermittences du coeur, le ballet de Roland Petit au Palais Garnier'/><author><name>Une Russe à Paris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://unerusseaparis.googlepages.com/logounerusseaparispetit.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/Sh0AWi93uAI/AAAAAAAAEE4/hv-s4xgLamA/s72-c/Proust.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4031226977693485875.post-5267288154180629874</id><published>2009-02-13T23:38:00.002+01:00</published><updated>2009-02-13T23:40:30.426+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre/Opéra/Danse'/><title type='text'>(Théâtre) Je t'ai épousée par allégresse au Théâtre de la Madeleine</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SZWSeBeiBrI/AAAAAAAADdI/LLOp-rqygwU/s1600-h/Je-t-ai-epousee-par-allegresse_theatre_fiche_spectacle_une.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SZWSeBeiBrI/AAAAAAAADdI/LLOp-rqygwU/s400/Je-t-ai-epousee-par-allegresse_theatre_fiche_spectacle_une.jpg" style="cursor: move;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;Je t'ai épousée par allégresse&lt;/i&gt; - voilà un titre délicat comme de l'organza et pétillant comme du spumante, qui, à lui seul, donne envie de voir la nouvelle pièce à l'affiche au théâtre de la Madeleine. Écrite en 1965 par Natalia Ginzburg, &lt;i&gt;Je t'ai épousée par allégresse&lt;/i&gt; est &lt;b&gt;une de ces comédies pas si comiques &lt;/b&gt;que ça dont regorge le cinéma italien des années 1960-70 (je pense à &lt;i&gt;C'eravamo tanto amati&lt;/i&gt; (Nous nous sommes tant aimés), en moins tragique mais avec le même fond de désespoir). Ici, le désespoir est en sourdine, et l'allégresse est le voile qui le recouvre: soit deux âmes dépareillées qui se rencontrent sans savoir pourquoi ("&lt;i&gt;Je t'ai épousée par allégresse&lt;/i&gt;"... lui dit-il, et elle de répondre: "&lt;i&gt;Et moi, je t'ai épousé pour ton argent!&lt;/i&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un quintette composé Giuliana et Pietro qui se sont mariés trois semaines après s'être rencontrés dans une soirée "&lt;i&gt;de peintres&lt;/i&gt;", Vittoria, la domestique un peu sauvage, la mère de Pietro, persuadée que son fils n'ait épousé cette fille que pour lui faire de la peine, et la sœur de Pietro ("&lt;i&gt;ma sœur, c'est une dingue&lt;/i&gt;", prévient-il Giuliana). Plus quelques personnages dont on parle mais que l'on ne voit pas, des anciens amours, des connaissances, un médecin et deux poulets fermiers. Dans une mise en scène légère et efficace de Marie-Louise Bischofberger, &lt;i&gt;Je t'ai épousée par allégresse&lt;/i&gt; se laisse regarder - comme vivent ses personnages - sans déplaisir.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SZX1UeiS4AI/AAAAAAAADdQ/l38E9Tt-uu4/s1600-h/je-tai-epousee_pascal-gely2.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SZX1UeiS4AI/AAAAAAAADdQ/l38E9Tt-uu4/s320/je-tai-epousee_pascal-gely2.jpg" style="cursor: move;" /&gt;&lt;/a&gt;Le texte de Natalia Ginzburg - bien écrit, dynamique mais parfois s'égarant dans des digressions ou des répétitions inutiles qui cassent le rythme - est servi par une distribution plutôt réussie bien que inégale. Stéphane Freiss (dont je vous avais déjà parlé ici à propos de la pièce de Lars Noren) est, comme toujours, superbe: une maîtrise du phrasé sans fautes, un effet comique précis comme le scalpel, des silences calculés à la milliseconde, un sens de repartie inné face aux femmes désemparées ou hystériques (tout comme chez Lars Noren, en somme). Face à lui Valéria Bruni-Tedeschi est un mystère: elle possède à la fois les gestes et les intonations italiens des plus pittoresques, mais sa voir est si monocorde et son phrasé si étrange que l'on décroche vite de ses monologues lassant. Au fond, elle joue toujours le même personnage, une femme qui, au mieux, n'a pas de prise sur sa vie, au pire, une femme désespérée. Et pourtant, elle possède un je-ne-sais-quoi qui fait que, à chaque fois, je tombe dans le piège et j'ai envie de la revoir. Finalement, c'est dans la scène de la danse finale, où toute l'assemblée se lâche sur les motifs de &lt;i&gt;Felicità...&lt;/i&gt; que l'on se sent enahi par le charme et la présence de Bruni-Tedeschi sur scène et que l'on se dit: oui, c'est une femme allègre!&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SZX1VoWwpPI/AAAAAAAADdY/FfLk2kKZTag/s1600-h/je-t-ai-epousee-par-allegresse-3.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SZX1VoWwpPI/AAAAAAAADdY/FfLk2kKZTag/s320/je-t-ai-epousee-par-allegresse-3.jpg" style="cursor: move;" /&gt;&lt;/a&gt; Edith Scobb dans le rôle de la mère est le pendant de la Valéria Bruni-Tedeschi pour ce qui est des intonations dans le sens où elle n'en a qu'une (celle d'une vieille bourgeoise irritée, ou plutôt la caricature de cette dernière) - et elle en use et en abuse tant qu'au bout de dix minutes de sa présence sur scène, on n'en peut plus. Armelle Bérangier dans le rôle de la sœur ne manque pas de piquant et justement, relève le niveau avec le peu de paroles que son rôle lui donne à prononcer. Enfin, Marie Vialle est juste ce qu'il faut dans le rôle de Vittoria - la domestique indomptable mais si séduisante de désobéissance et de désinvolture, mais on l'aurait appréciée encore plus si elle forçait moins son jeu.&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Au final&lt;/b&gt;, une pièce très italienne que l'on apprécie davantage pour le texte que pour son interprétation, et qui gagnera peut-être en qualité au fur et à mesure. Pour l'instant, profitez du fait que la salle soit presque vide pour passer au kiosque de la Madeleine (ou de Montparnasse) pour y prendre des billets à moitié prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En pratique:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Théâtre de la Madeleine&lt;br /&gt;De mardi à samedi à 21h, samedi 18h30, dimanche 15h&lt;br /&gt;Jusqu'au mois d'avril&lt;br /&gt;Tarifs: de 18,5€ à 42€&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire aussi: la critique sur &lt;a href="http://www.lestroiscoups.com/article-27544125.html"&gt;le blog des Trois coups.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A voir: quelques extraits du film italien avec Monica Vitti: &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=KrIDYU7UrEo"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=xpELooSEwZA"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;(C) photos: Pascal Gély&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Après avoir invité Sting pour participer à un opéra (&lt;i&gt;no comment&lt;/i&gt;), le Châtelet accueille &lt;b&gt;Oleg Kulik&lt;/b&gt;, célèbre artiste russe connu pour ses performances à scandale (ce sont ses photos qui ont été confisquées par la police lors de la dernière FIAC), pour une mise en scène des &lt;b&gt;&lt;i&gt;Vêpres de la Vierge&lt;/i&gt; de Monteverdi&lt;/b&gt;. Quelques impressions de la répétition générale d'hier soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée de confier à Kulik la mise en scène d'une liturgie paraît suprenante. Mais il faut garder à l'esprit que, depuis quelque temps, &lt;b&gt;Kulik s'est assagi&lt;/b&gt;, a voyagé en Inde, en Mongolie et au Tibet où il a visité des monastères et où lui est venue l'idée d'une liturgie populaire, à laquelle participent tous les membres de la communauté. C'est ainsi que la nouvelle production des Vêpres de la Vierge débute par une intervention du Kulik lui-même, invitant le public à participer à la première "liturgie spatiale". Quelques gloussements dans la salle... et on commence!&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SXn7UkDilQI/AAAAAAAADa4/ahF_fUZ3UnU/s1600-h/oleg-kulik.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SXn7UkDilQI/AAAAAAAADa4/ahF_fUZ3UnU/s320/oleg-kulik.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Mais &lt;b&gt;la liturgie spatiale&lt;/b&gt; avait en fait commencé bien avant: dès l'entrée, une façade transformée, des feux de bois, des policiers en peau d'ours (sic), des ouvreuses aux habits cosmiques sonnant des clochettes... Les dernières rangées de chaque balcon sont rétroéclairées en rouge, quelques rayons de projecteurs sortent de l'obscurité les médaillons décorant les loges et, au milieu de la salle, un énorme écran transparent est suspendu au plafond. En soi, le théâtre est déjà une oeuvre d'art. Le ton est donné: de la soirée, on ne verra plus la musique que comme un accompagnement musical de la nouvelle oeuvre de Kulik.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'artiste tente pourtant le contraire: mettre la musique au centre de la mise en scène. Les musiciens, déguisés en prêtres, se trouvent sur scène, face au public. Le chef d'orchestre Jean-Christohe Spinosi, est lui aussi face au public, tournant le dos à l'orchestre qui ne voit ses gestes que par le biais d'un miroir. Les chanteurs, disséminés dans la salle, pâtissent de cette spatialisation laborieuse mais pas toujours réussie, tout comme le chef d'orchestre, mal à l'aise sans un contact direct avec ses musiciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object classid="clsid:02BF25D5-8C17-4B23-BC80-D3488ABDDC6B" codebase="http://www.apple.com/qtactivex/qtplugin.cab" height="144" width="160"&gt; &lt;param name="SRC" VALUE="sample.mov"&gt;&lt;param name="AUTOPLAY" VALUE="true"&gt;&lt;param name="CONTROLLER" VALUE="false"&gt;&lt;embed SRC="http://www.volf-films.com/PODCASTS/Fichiers/kulik_maquette_ipod.mp4" WIDTH="160" HEIGHT="144" AUTOPLAY="true" CONTROLLER="false" PLUGINSPAGE="http://www.apple.com/quicktime/download/"&gt; &lt;/EMBED&gt; &lt;/OBJECT&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SXn7S9TR21I/AAAAAAAADaw/fPJ_56U-x5I/s1600-h/Kulik-chatelet-monteverdi-2.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SXn7S9TR21I/AAAAAAAADaw/fPJ_56U-x5I/s320/Kulik-chatelet-monteverdi-2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;Les projections vidéo envahissent la salle,éblouissent au début (ah que c'est ingénieux!), ennuient ensuite, énervent plus tard. Sur scène, évoluent deux acrobates dont on peine à comprendre l'utilité et qui semblent peu grâcieux voire franchement amateurs. Des bruitages (la pluie, un bus qui s'arrêtent, les ronflements d'un spectateur...) parsèment la partition sans pour autant la gêner, dans la mesure où, de toute façon, on n'écoutait déjà plus la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en a plein les yeux, plein les oreilles, on en ressort avec un début de mal de tête et une brassée de questions. Une liturgie non rattachée à une religion en particulier, pourquoi pas. L'inclusion du public dans la liturgie, pas mal! Les projections? On n'en voit pas toujours le rapport avec la musique, idem pour la grande partie de ce qui se passe sur scène - mais qui n'aime pas se renverser sur un fauteuil en velours en écoutant de la jolie musique de fond avec de jolies lumières chassant l'une l'autre sur le plafond?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Au final&lt;/b&gt;, une oeuvre intéressante d'Oleg Kulik sur les motifs de Monteverdi... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En pratique:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vespro della beata vergine, Claudio Monteverdi&lt;br /&gt;Théâtre du Châtelet&lt;br /&gt;du 24 janvier au 29 janvier 2009&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Une pièce bien connue, une institution vénérable, gardienne des traditions théâtrales; et, de plus, même pas une nouvelle production, mais une reprise... Tout dans cette représentation privatisée à l'occasion de la rentrée du Barreau de ParisTout promettait une soirée ordinaire. Que nenni! Pour rien je n'aurais raté cette folle &lt;del&gt;journée&lt;/del&gt; soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelque temps, je vous avais parlé de la pièce d'Odon von Horvath, &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.unerusseaparis.fr/2008/06/figaro-divorce-odon-von-horvath-comedie.html"&gt;Figaro divorce&lt;/a&gt;, donnée à la Comédie Française en miroir au &lt;a href="http://www.comedie-francaise.fr/dev/saison_spectacles.php?spid=108#top"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mariage de Figaro&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Je vois donc l'histoire de Figaro à l'envers, mais quelle joie de terminer sur un happy end! D'autant plus que la pièce entière est un feu d'artifice de talents, de joie de jouer, d'étonner le public, de courir, de s'exclamer, de feindre - bref, tout simplement, de vivre sur scène.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Car c'est ce que font&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; les acteurs&lt;/span&gt; de cette folle journée, à commencer par l'excellent Comte de &lt;a href="http://www.comedie-francaise.fr/dev/troupe_page-acteur-new.php?act=1252"&gt;Christian Hecq&lt;/a&gt;, entré dans la troupe de la Comédie Française il y a seulement trois mois. Certains diront - "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;il surjoue, il cherche trop à faire rire!&lt;/span&gt;" - il n'en est pas moins qu'on rit et qu'on y croit, à son compte macho et ridicule. Pour moi, c'est à lui que l'on doit une bonne partie de la réussite de cette pièce. &lt;a href="http://www.comedie-francaise.fr/dev/troupe_page-acteur-new.php?act=1172"&gt;Laurent Stocker&lt;/a&gt; construit un Figaro dont le sens de la repartie n'égale que son énergie; il endort néanmoins la moitié de la salle lors de son monologue du 2e acte. Face à eux, un duo de&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/STxMMtFi8QI/AAAAAAAADXg/IhcTk1cI0WQ/s1600-h/Mariage+de+Figaro+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/STxMMtFi8QI/AAAAAAAADXg/IhcTk1cI0WQ/s320/Mariage+de+Figaro+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277176644516376834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; femmes de tête: une Comtesse d'Elsa Lepoivre, belle, élégante et dramatique sans tomber dans la caricature; et une Suzanne d'Anne Kessler (cf photo à droite) un brin trop sage et bien moins pimpante et manipulatrice que ce dont on aurait pu rêver (cela fait un peu penser à des situations du genre "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si elle était la seule femme sur de ce château, on comprendrait pourquoi tout le monde lui court derrière&lt;/span&gt;") - ce qui ne me nullement en cause la qualité de son jeu. Mention spéciale à &lt;a href="http://www.comedie-francaise.fr/dev/troupe_page-acteur-new.php?act=1245"&gt;Benjamin Jungers&lt;/a&gt; (photo en haut) en Cherubin (rôle dans lequel il fit ses débuts, l'année dernière, sur les planches de la Comédie Française), jeunot enflammé et amoureux de l'amour, constamment à bout de souffle et ne tenant pas une seconde sur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le metteur en scène Christophe Rauck occupe l'immense plateau avec aise et inventivité, grâce à des décors mobiles et astucieux et une direction d'acteurs proche de la perfection. Jamais je n'ai remarqué à quel point le texte du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mariage de Figaro&lt;/span&gt; était contemporain... et à quel point le sens de l'humour de Beaumarchais pouvait encore faire rire! Plus qu'une histoire de lutte de classe, nous sommes ici dans un galerie de portraits où les rapports de force se dévoilent dans toute leur compléxité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Faut-il aller le voir?&lt;/span&gt; Courez-y! Aucun "mais". Vous avez jusqu'au 25 janvier!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En pratique:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comédie Française (salle Richelieu - celle à Palais-Royal)&lt;br /&gt;Place Colette 75001&lt;br /&gt;Réservation de places&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.forumsirius.net/orion/cf.phtml?spec=223"&gt;sur le site de la Comédie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Pour ne rien faire comme tout le monde (doux leurre, car je finis quand même par voir du Picasso), j'ai commencé par le ballet. Le programme "&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Picasso et la danse&lt;/span&gt;" inclut quatre ballets auxquels collabora Picasso entre 1917 et 1924: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parade&lt;/span&gt;, le plus connu, mais aussi &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pulcinella&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mercure&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cuadro Flamenco&lt;/span&gt;. Je vous avais déjà parlé des célèbres Ballets Russes (&lt;a href="http://www.unerusseaparis.fr/2008/05/memoires-serge-diaghilev-ballets-russes.html"&gt;ici&lt;/a&gt;), les voici enfin sur scène, avec la compagnie Europa Danse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il y a d'extraordinaire dans les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ballets Russes&lt;/span&gt;, c'est qu'ils ont, au font, donné naissance à toute la danse contemporaine (le vénéreux Balanchine que les Américains mettent tout le temps sur le piédestal comme le père de la chorégraphie américaine est tout de même issu des Ballets Russes). Imaginez: jusqu'au tout début du XXe siècle, la danse n'était que tutus, pointes et en-dehors. Ce n'est qu'avec les Ballets Russes que l'on commença, avec grand scandale, à "déconstruire" la danse classique, à inventer une nouvelle plastique et de nouveaux langages. Mais le phénomène des Ballets Russes est intéressant aussi à d'autres titres: c'est la parfaite illustration de l'effervescence artistique de l'époque, où les meilleurs créateurs de tous les domaines travaillaient sur des projets communs - comme, justement, le ballet Parade, écrit sur la musique d'Eric Satie, d'après un argument de Jean Cocteau, avec rideau, décor et costumes de Picasso et, enfin, la chorégraphie de Massine. &lt;span id="fullpost"&gt;A l'époque, la notation chorégraphique à l'époque était loin d'être parfaite; aussi les créations des Ballets Russes sont extrêmement difficiles à reconstruire (certaines, comme L'après-midi d'un faune, ne le sont souvent que d'après des photos et des descriptions orales, c'est dire leur exactitude). Ce&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SQTrAqy5CSI/AAAAAAAACQY/hM1DB_kGz5U/s1600-h/picasso-pulcinella-europa-danse.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 148px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SQTrAqy5CSI/AAAAAAAACQY/hM1DB_kGz5U/s320/picasso-pulcinella-europa-danse.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261588661395851554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ci dit, tout ce qui peut nous rapprocher de cette époque magique est bon à prendre... Et à ce titre, le programme "Picasso et la danse" concocté par Europa Danse est précieux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Europa Danse&lt;/span&gt; regroupe des danseurs de six pays différents et a été fondé par Jean-Albert Cartier, ancien directeur de l'Opéra de Paris. Je dois avouer que cette troupe manque cruellement de formation en danse classique, cela se voit surtout dans Parade (où l'on se demande si certains ont vraiment fait des pointes ou s'ils l'ont appris pour l'occasion) - et d'ailleurs, leurs corps ne sont pas ceux de danseurs classiques (cuisses trop "volumineuses" et trop de seins pour les filles, des fesses trop rebondies pour les garçons, et un port d&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SQTrJNa4NVI/AAAAAAAACQg/KQSZ4F6Bpv8/s1600-h/Parade-picasso-europa-danse.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SQTrJNa4NVI/AAAAAAAACQg/KQSZ4F6Bpv8/s320/Parade-picasso-europa-danse.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261588808129328466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;e tête pas toujours idéal pour tous - attention, quand je dis "trop", c'est par rapport aux "canons" de la danse classique). Les ensembles présentent souvent des décalages, ce qui gâche souvent l'effet escompté par le chorégraphe (surtout si l'on garde en tête que presque tous les danseurs des Ballets Russes étaient bel et bien issus de la danse classique). Cependant, il faut dire qu'ils compensent leurs défauts techniques par leur fougue et leur joie de danser - certains ont l'air d'avoir seize ans! Bon, allez, dix-huit. Le dernier ballet, Cuadro Flamenco, emploie de danseurs de flamenco professionnels - que je ne saurai juger faute de connaissances mais qui m'ont plutôt plu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré ses quelques couacs dans l'interprétation, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;quelle joie de découvrir enfin ces ballets! &lt;/span&gt;Les décors et les costumes somptueux et drôlissimes de Parade, le raffinement de ceux de Mercure, l'explosion du tempérament espagnol dans Cuadro Flamenco... Finalement les deux ballets pour lesquels on a créé de nouvelles chorégraphies (Ana Maria Stekelman pour Pulcinella, et Thierry Malandain pour Mercure) sont ceux qui satisfont le plus du point de vue de la danse: cela reste toujours dans le néo-classique très doux mais très vivant, et l'on se plaît à regarder les petits clins d'oeil de Thierry Maladin à Jérôme Robbins. Quelques petits détails: Mercure a en fait été créé pour une compagnie concurrente des Ballets Russes, Les Soirées de Paris du Comte de Beaumont, qui n'a pas fait long feu et dont le plus grand apport restera probablement le décor de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mercure&lt;/span&gt;... Quant à Cuadro Flamenco, Picasso y évinça Juan Gris qui devait initialement réaliser le décor: le temps que Juan Gris arrive à Monte Carlo où siégeaient les Ballets Russes, Picasso avait déjà eu le temps de répandre la rumeur sur une grave maladie ayant frappé Juan Gris, et avait donc pris sa place avec beaucoup de naturel. Sacré caractère!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mais alors, où voir ce ballet?&lt;/span&gt; C'est bien là le problème. La seule chose que je sais, c'est qu'ils sont en ce moment en tournée en France et à l'étranger jusqu'en décembre. Mais ils n'ont pas de site Internet, et une communication de m* - impossible de trouver les lieux et les dates de passage! Si quelqu'un veut bien nous les communiquer... (Le programme de la soirée au Théâtre des Champs Elysées &lt;a href="http://www.theatrechampselysees.fr/saison-detail.php?t=3&amp;amp;s=134"&gt;ici)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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mais vous pouvez les voir en vous rendant directement sur le site &lt;A HREF="http://www.unerusseaparis.fr"&gt;Une Russe à Paris&lt;/A&gt;.&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4031226977693485875-5756188871541449165?l=www.unerusseaparis.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/5756188871541449165/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/2008/10/picasso-et-la-danse-europa.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4031226977693485875/posts/default/5756188871541449165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/posts/default/5756188871541449165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/2008/10/picasso-et-la-danse-europa.html' title='(Danse) Picasso et la danse - quatre ballets'/><author><name>Une Russe à Paris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://unerusseaparis.googlepages.com/logounerusseaparispetit.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SQTk5dEC42I/AAAAAAAACQQ/MM9vUFyqXs0/s72-c/Picasso-et-la-danse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4031226977693485875.post-8460233166922065908</id><published>2008-09-27T15:39:00.005+02:00</published><updated>2008-09-27T15:50:21.545+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre/Opéra/Danse'/><title type='text'>(Danse) Triade de Benjamin Millepied a l'Opera de Paris (soiree Hommage a Jerome Robbins)</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://unerusseaparis.googlepages.com/hommage_jerome_robbins.jpg" alt="© Opéra de Paris" width="682" border="0" height="318" /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Deux couples. Quatre corps. Entre eux, une musique, tendue comme un filet, épouse leurs mouvements tantôt fougueux, tantôt violents, tantôt maladroits. Au-dessus de leurs têtes, une lumière blanche s'écrase sur le sol en dessinant de grandes baies encadrées par des ombres fines et droites. Quatre danseurs, quatre humains - mais qu'est-ce qui les meut? Sont-ce des muscles, des nerfs, des ligaments? Ou est-ce une essence sublime qui se soustrait à leurs désirs? Jamais je n'ai vu des danseurs bouger en telle harmonie avec les sons. Dans leurs veines coule une musique étrange, organique, dont le flot semble diriger leurs gestes.  &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.operadeparis.fr/Saison-2008-2009/Bonus.asp?Id=702&amp;amp;IdS=550" target="_blank"&gt;Triade&lt;/a&gt;, la nouvelle création du chorégraphe &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Benjamin Millepied&lt;/span&gt;, sur la musique de &lt;a href="http://www.myspace.com/muhly" target="_blank"&gt;Nico Muhly&lt;/a&gt;, est la pièce maîtresse de cet hommage à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jerome_Robbins" target="_blank"&gt;Jerome Robbins&lt;/a&gt; que propose l'Opéra de Paris (jusqu'au 30 septembre).&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez voir un extrait de Triade sur le &lt;a href="http://www.operadeparis.fr/Saison-2008-2009/Bonus.asp?Id=702&amp;amp;IdS=550" target="_blank"&gt;site de l'Opéra de Paris&lt;/a&gt;; et, pour vous donner une idée du style de Benjamin Millepied, voici un extrait du superbe solo qu'il a créé pour Michail Baryshnikov il y a quelques années, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Years later&lt;/span&gt; (pour ceux que le début ennuierait - personnellement, je le trouve très beau - la "vraie" danse commence à 2:28)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--&lt;span style="font-size:85%;"&gt;video Years later par Baryshnikov&lt;/span&gt;--&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/trzIpFLGWgc&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/trzIpFLGWgc&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: right;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://unerusseaparis.googlepages.com/Triade_benjamin_millepied.jpg" alt="Sebastien Mathe" width="190" border="0" height="285" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Triade&lt;/span&gt; a été commandé par l'Opéra de Paris à Benjamin Millepied, l'étoile française de New York City Ballet et chorégraphe depuis 2002 (voir sa chaîne Youtube &lt;a href="http://www.youtube.com/user/benjaminmillepied" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;, ainsi qu'une interview au sujet de sa nouvelle création &lt;a href="http://www.evene.fr/celebre/biographie/benjamin-millepied-36813.php?video" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;). Nico Muhly, pour qui c'est déjà une troisième collaboration avec Benjamin Millepied, a créé la musique de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Triade&lt;/span&gt; au fur et à mesure que naissait la chorégraphie, et selon la personnalité des danseurs. De cette méthode de travail (jadis employée par Robbins lui-même lors de sa collaboration avec Bernstein) résulte une osmose troublante entre le son et le mouvement (la musique fut servie par des interprètes exceptionnels, deux trombonistes, Bruno Flahou and Jean Raffard, et le pianiste Frédéric Lagnau). &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une très belle découverte &lt;/span&gt;qui donne envie de connaître mieux à la fois le chorégraphe et le compositeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est du reste de la soirée, j'ai trouvé peu d'intérêt à &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;En Sol&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;In the night&lt;/span&gt;: la chorégraphie de Robbins, lorsqu'il crée dans un registre romantique, est stérile, à moins qu'elle ne soient servie par des interprètes de génie, ce qui ne fut pas le cas jeudi soir. Il reprend les mouvements de la danse classique, mais n'en fait qu'un exercice de style dénué de toute histoire, voire de sens, c'est joli à voir mais d'un académisme extrêmement ennuyeux qui plombe la musique de Chopin (qui est un des compositeurs les moins adaptés à la danse classique; le chorégraphe qui s'en est le mieux sorti est probablement John Neumeier avec sa &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dame aux Camélias&lt;/span&gt;). C'était probablement frais et intéressant il y a vingt ans, aux Etats-Unis où la danse classique est dépourvue de racines; mais ces ballets ont mal vieilli. Mais &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le génie de Robbins&lt;/span&gt; est de savoir concilier la danse classique et l'humour (on connaît bien sa chorégraphie de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;West Side Story&lt;/span&gt;, ou encore &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Interplay &lt;/span&gt;où il mêle des éléments de danse jazz, de danses populaires et du ballet classique), ainsi que son sens de géométrie dans des pièces minimalistes comme l'excellente &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Glass Pieces&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier ballet de la soirée, &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;The Concert&lt;/span&gt;, est un franc éclat de rire - une parodie exquise où l'on découvre notamment le talent comique d'Eleonora Abbagnato (que je n'aime pas normalement, qui était parfaite ici, même si j'aurais préféré voir Dorothée Gilbert). La troupe de l'Opéra de Paris semble bien s'amuser sur scène dans cette oeuvre qui desserre un peu le carcan de la danse classique. Faites attention au rideau de scène dessiné par &lt;a href="http://www.unerusseaparis.fr/2008/06/saul-steinberg-expo-illuminations.html" target="_blank"&gt;Saul Steinberg&lt;/a&gt;, superbe.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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De quel trophée? Celui de ma pire sortie théâtrale 2008 (car, bien que je sache que l'année n'est pas encore terminée, je suis tellement traumatisée qu'il est fort probable que je ne retourne pas au théâtre avant janvier). Et pourtant, et pourtant... tout commençait si bien! &lt;a href="http://theatrelapepiniere.com/spectacle-1.php" target="_blank"&gt;Shitz (Guerre, amour et saucisson)&lt;/a&gt;, une pièce écrite par Hanokh Levin, un des meilleurs dramaturges israéliens, avec une musique spécialement créée par Philippe Miller, et des critiques dithyrambiques sacrant à la fois les acteurs et la mise en scène. Dire que ce fut une catastrophe est un euphémisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'histoire&lt;/span&gt;: Shpritzi (Salima Boutebal), une vieille fille grosse et vulgaire, ne rêve que de se marier. Ses parents, Shitz (Bernard Ballet) et Setcha (Anne Benoît), ne rêvent que de se débarasser de leur progéniture. Aussi Tchirk (Benoit di Marco) arrive-t-il au point nommé. Mais les relations entre les deux générations sont loin d'être cordiales: ce sont quatre ogres qui ne cherchent qu'à s'enrichir sur le dos de l'autre avant de le faire crever. Une satire de la "cellule familiale" sur fond de guerre et de... saucisson, la seule chose qui "retient Shitz à la vie". Une comédie en chansons.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Le genre est donné: c'est donc &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;une comédie en chansons&lt;/span&gt;. Mais voilà que, justement, la comédie ne fait pas rire... Et ce n'est pas étonnant. Une pièce grinçante sur les rapports (in)humains, la solitude, la vieillesse et la guerre, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Shitz&lt;/span&gt; n'est pas une comédie. Et si Hanokh Levin choisit le registre du vulgaire pour en parler, c'est pour mieux nous faire ressentir l'horreur de ce qu'il décrit. Ce vulgaire-là n'est pas à prendre au premier degré. Or, justement, c'est le parti pris de la mise en scène, que le public qui se boyaute comme au théâtre de boulevard ressent parfaitement. Des quatre acteurs, seul &lt;a href="http://www.theatreonline.com/guide/detail_artiste.asp?i_Artiste=2488" target="_blank"&gt;Bernard Ballet&lt;/a&gt;  ressent parfois ce deuxième degré de la grossièreté de Levin. Les autres se contentent d'être vulgaires. On se sent aussi à l'aise que face à &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SNaJKgY6uzI/AAAAAAAACMI/I-PjhwhWrn8/s1600-h/Shitz_amour_saucisson_levine.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SNaJKgY6uzI/AAAAAAAACMI/I-PjhwhWrn8/s320/Shitz_amour_saucisson_levine.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5248533229333035826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; un voisin de table qui rote et qui pète. Et qui chante. Car, s'il fallait une cerise sur le gâteau, ce serait celle-ci: &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;les chansons&lt;/span&gt;! Si la musique de Philippe Miller est plutôt réussie, si les deux musiciens (Virgile Vaugelade (soprano sax) et Clément Landais (contrebasse)) sont des interprètes de qualité, sensibles à la douceur de la musique klezmer, les acteurs, eux, ne savent tout simplement pas chanter. Les ensembles sont une vraie affliction. Tout est faux - des notes aux intonations.&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.google.com/reader/ui/3247397568-audio-player.swf?audioUrl=http://unerusseaparis.googlepages.com/ThtreLappinire-2.mp3" allowscriptaccess="never" quality="best" bgcolor="#ffffff" wmode="window" flashvars="playerMode=embedded" width="400" height="27"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(ainsi que deux autres chansons &lt;a href="http://theatrelapepiniere.com/spectacle-1_musique.php?select_music=3" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; - attention, la page ne s'affiche qu'avec Internet Explorer)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Humour décapant&lt;/span&gt;", susurre le Figaroscope. Il ne croit pas si bien dire, l'humour est tellement décapant qu'il devrait être contrindiqué aux peaux sensibles. Je ne suis pas à fleur de peau, mais c'est rare que l'humour me fasse souffrir&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt; autant.&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt; Et en plus, j'étais coincée au milieu du rang (mes voisins de gauche ont quand même eu le culot et l'intelligence de partir trente minutes après le début en me marchant sur les pieds).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin,&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; le texte&lt;/span&gt;. Ne parlant pas hébreu, je ne suis pas capable de comparer la texte de Laurence Sendrowicz à l'original et ne sais donc qui blâmer pour la pauvreté du langage. Les dialogues, et surtout les textes des chansons sont mal écrits et donnent l'impression d'un spectacle amateur bouclé la veille. On y ressent de très lointains échos de Ionesco, mais autant aller voir son excellentissime &lt;a href="http://www.unerusseaparis.fr/2008/04/laurent-pelly-ionesco-athenee-jacques.html" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'avenir est dans les oeufs&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; qui traite à peu près du même sujet. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On est dans le brut mais avec quelques bulles de champagne&lt;/span&gt;", s'exclame le Parisien. Mes chers amis, ce n'est qu'une demi-vérité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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mais vous pouvez les voir en vous rendant directement sur le site &lt;A HREF="http://www.unerusseaparis.fr"&gt;Une Russe à Paris&lt;/A&gt;.&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4031226977693485875-5095930618527285064?l=www.unerusseaparis.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/5095930618527285064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/2008/09/shitz-amour-saucisson-levin-pepiniere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4031226977693485875/posts/default/5095930618527285064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/posts/default/5095930618527285064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/2008/09/shitz-amour-saucisson-levin-pepiniere.html' title='(Theatre) Shitz (Guerre, amour et saucisson) au Theatre de la Pepiniere'/><author><name>Une Russe à Paris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://unerusseaparis.googlepages.com/logounerusseaparispetit.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SNZ39reJTyI/AAAAAAAACMA/Qd7MppZk1Ew/s72-c/Shitz_Amour_Saucisson_affiche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4031226977693485875.post-5854283948554462719</id><published>2008-09-16T23:40:00.005+02:00</published><updated>2008-09-17T13:45:31.357+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre/Opéra/Danse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musiques'/><title type='text'>(Theatre) La magie de Xavier Mortimer, "L'Ombre orchestre"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SNAnwjUeNWI/AAAAAAAACJE/CrzNcQaDc2M/s1600-h/Xavier-Mortimer-affiche.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 238px; height: 359px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SNAnwjUeNWI/AAAAAAAACJE/CrzNcQaDc2M/s320/Xavier-Mortimer-affiche.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5246737280954938722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Hier j'ai succombé à la magie... de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Xavier Mortimer&lt;/span&gt;. Au sens littéral: je suis allée voir &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;son spectacle de magie&lt;/span&gt;! Oui oui, alors que le monde devient de plus en plus rationnel et que je suis capable de faire des tours de magie toute seule rien qu'avec mon ordinateur, j'ai encore besoin de miracles... Mais attention, de nos jours, même la magie a subi un lifting: on ne se contente plus de banals tours de magie qui feraient bailler un enfant de trois ans, non! Aujourd'hui, les magiciens cherchent leur "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;identité magique&lt;/span&gt;"ailleurs que dans le chapeau melon à lapins. Celle de Xavier Mortimer est née au confluent de la musique, de la danse, de la pantomime, de l'humour, de la poésie et... de la magie, bien sûr! Il n'a que 28 ans (je suis verte, mais verte, il n'a qu'un an de plus que moi et fait déjà des miracles, alors que moi, je peine à faire disparaître ne serait-ce que le désordre chez moi!), et son personnage est une vraie merveille. Drôle, magicien, danseur et bon clarinettiste, faut-il encore ajouter qu'il est beau pour vour &lt;del&gt;achever&lt;/del&gt; persuader d'aller voir &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"L'Ombre orchestre" au Théâtre des Mathurins&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Un petit air de musique aux allures klezmer, et vous voilà transportés da&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SNAmpyuEgDI/AAAAAAAACI8/P5TZaOtUWXs/s1600-h/Xavier-mortimer-1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_QAslz3G7z0E/SNAmpyuEgDI/AAAAAAAACI8/P5TZaOtUWXs/s320/Xavier-mortimer-1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5246736065318125618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ns l'univers de Xavier Mortimer: un monde loufoque où rien ne se passe comme prévu pour ce personnage extrêmement sympathique qui est pourtant bien décidé de vous faire entendre de la musique. Car, dès le début, il s'agit d'un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;concert&lt;/span&gt;. Mais les musiciens sont des ombres, et les instruments leur jouent des tours - ils s'envolent, refusent d'obéir, volent en éclats puis reviennent, en rampant, à leurs pieds. Une flopée de trouvailles aussi originales que drôles, et, surtout, aussi fraîches que leur inventeur, qui a l'air de bien s'amuser en nous amusant. C'est peut-être la meilleure version de l'arroseur arrosé - et ici, on ne sait pas qui a commencé à s'amuser en premier - Xavier Mortimer ou le spectateur. Car, en fin de compte, il n'y a rien d'aussi communicatif chez un acteur que le plaisir qu'il éprouve d'être sur scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;--extrait vidéo--&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="420" height="357"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k28EeeanyAW0oMvMFA&amp;amp;related=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k28EeeanyAW0oMvMFA&amp;amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="420" height="357"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x4id3u_xavier-mortimer-lombre-orchestre_family" target="_blank"&gt;Xavier Mortimer "L'Ombre orchestre"&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je précise pour les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;sceptiques&lt;/span&gt; qu'il ne s'agit pas d'un spectacle pour enfants (même si ceux de plus de sept ans sont admis, et qu'en en amenant un vous avez une bonne chance de devenir "le tonton qui est cool, pas l'autre"). Je précise pour d'autres que ce spectacle est produit par la même boîte que celui d'&lt;a href="http://www.unerusseaparis.fr/2007/10/eric-antoine-satisfait-ou-rembourse.html" target="_blank"&gt;Eric-Antoine&lt;/a&gt; (cela sera un gage de qualité pour ceux qui le connaissent déjà). Je précise, enfin, pour les quatre personnes qui - pour mille et une très bonnes raisons - ont refusé de m'accompagner voir le spectacle de Xavier Mortimer, qu'ils ont vraiment râté un super spectacle. Et la bande-annonce, ce n'est même pas un cinquième aussi bien que le spectacle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En pratique:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Théâtre des Mathurins (Grande salle)&lt;br /&gt;A partir du 15 septembre&lt;br /&gt;Dimanche à 18h et Lundi à 20h30&lt;br /&gt;Réductions pour -de 26 ans et étudiants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.xaviermortimer.com/" target="_blank"&gt;Site Internet de Xavier Mortimer&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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C'est soit trop plat et potache soit pas drôle du tout. Vendredi dernier, je me traîne les pieds jusqu'au théâtre Fontaine, pour voir "Hors Piste" - cette comédie "aussi drôle que rythmée" (Le Pariscope, pas exactement ma référence pour les sorties), "un vrai bonheur" (Télérama). Bon, allez, mais c'est vraiment pour Télérama que j'y vais... Eh bien, figurez-vous que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;je crois bien n'avoir jamais autant et aussi bien ri au théâtre &lt;/span&gt;- d'un vrai rire spontané et, surtout, sans avoir honte de rire tant les blagues sont originales et bien écrites! Deux heures passent en un instant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'histoire&lt;/span&gt;: quatre amis qui ne se sont pas vus depuis 10 ans se retrouvent le temps d'un week-end dans un chalet des Pyrénées. Le week-end est organisé par Tom, le propriétaire du château, devenu businessman à succès qui fête son premier milliard. Chacun des amis vient pourtant pour des tas d'autres raisons...&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Des répliques assassines fusent dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ce délicieux huis clos&lt;/span&gt; où chaque personnage, extrêmement bien trouvé, trouve sa place. Chacun a son caractère, son langage, ses mimiques et mouvements propres; les situations et les dialogues sont on ne peut plus contemporains - bref, un vrai héritier du théâtre du boulevard, la vulgarité en moins. Eric Delcourt, scénariste, metteur en scène et acteur, campe le personnage le plus réussi - celui de Stan, travailleur social à l'humour pince-sans-rire. Marie Montoya incarne une boulangère apprentie chanteuse - un personnage certes clownesque et surjoué, mais surjoué avec talent. Jean-Marie Lamour, qu'on avait notamment vu dans Swimming Pool de François Ozon, est parfait dans le rôle d'un nouveau riche qui ne l'est pas encore parfaitement (son chalet est parfait, mais les chiottes ne marchent pas, il achète une oeuvre d'art que tout le monde utilise comme porte-manteau, il commande des sushis mais ils finissent par être cuits dans le four...). Lydia Andrei, Cyrille Eldin et Franck Molinaro les entourent avec humour dans des situations rocambolesques dignes d'anthologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--bande-annonce--&lt;br /&gt;&lt;object id="MediaPlayer" classid="CLSID:22D6F312-B0F6-11D0-94AB-0080C74C7E95" codebase="http://activex.microsoft.com/activex/controls/mplayer/en/nsmp2inf.cab#Version=,1,52,701" standby="Loading Microsoft Windows Media Player components..." type="application/x-oleobject" width="320" height="240"&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="FileName" value="mms://media-1.ecui.com/media/ECUi/examples/wmvideo.wmv"&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="ShowStatusBar" value="True"&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="TransparentAtStart" value="true"&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="AutoStart" value="true"&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="AnimationatStart" value="false"&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="ShowControls" value="false"&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="autoSize" value="false"&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="displaySize" value="0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-mplayer2" pluginspage="http://www.microsoft.com/Windows/Downloads/Contents/Products/MediaPlayer/" src="mms://winweb.hrnet.fr/Hors%20piste" name="MediaPlayer" width="320" height="240"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;--bande-annonce--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Faut-il aller le voir?&lt;/span&gt; Trois fois oui, et pas seulement parce que c'est l'été, qu'il n'y a rien d'autre à voir, et qu'en plus on peut trouver des places à moitié prix au Kiosque. Non. C'est tout bonnement génial! Je suis rarement aussi enthousiaste, mais là, je sens que non seulement je vais revenir le voir, mais je vais aussi finir par acheter &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B000KB49ZG?ie=UTF8&amp;amp;tag=httplittlepit-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=B000KB49ZG"&gt;La soeur du Grec&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=httplittlepit-21&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=8&amp;amp;a=B000KB49ZG" alt="" style="border: medium none  ! important; margin: 0px ! important;" width="1" border="0" height="1" /&gt;, leur spectacle précédent que j'avais boudé par snobisme. Mais qu'est-ce que je suis bête, des fois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En pratique&lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;Jusqu'au 27 septembre au &lt;a href="http://www.theatresprives.com/Spectacle.aspx?ID=401" target="_blank"&gt;Théâtre Fontaine&lt;/a&gt;. Tarif: 30€ (il y a des promotions à 15€ qui se baladent un peu partout sur le Net, + au Kiosque (Madeleine/Montparnasse) le jour du spectacle).&lt;br /&gt;Infos, critiques presse et réservation à prix réduit &lt;a href="http://www.billetreduc.com/21851/evt.htm" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Comme quoi, on n'est pas obligé d'attendre le samedi soir pour aller au théâtre - non mais, franchement, dites-moi: qu'avez-vous fait hier soir de si particulier et qui vous a empêché d'aller au théâtre? Et bien voilà, hier, mue par l'absence de réponse valable à cette question et après avoir pris un verre avec un copain place Colette, je passe à la caisse de la Comédie Française où le guichetier me file allègrement deux &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;billets à 5 euros&lt;/span&gt; (il était au téléphone et n'avait absolument pas entendu les protestations dudit copain qui comptait me planter et aller végéter tranquillement chez lui devant la téloche). Bref, nous voilà avec deux billets pour le divorce de Figaro, 10 minutes avant le début de la représentation. Que diable, pourquoi pas? Une sortie au théâtre, ça n'a jamais tué personne, et puis, pour cinq euros, si jamais c'est mauvais, on peut toujours se barrer et aller regarder le match Pologne-Croatie (trop cool).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qu'en est-il de la pièce justement?&lt;/span&gt; &lt;span id="fullpost"&gt;Comme vous l'avez peut-être deviné (ou entendu chez Claire Chazal), il s'agit d'un sequel de Figaro (après le Barbier de Séville où le comte Almaviva épouse Rosine, et le Mariage de Figaro où Figaro épouse Susanne) - mais, cette fois-ci, ce n'est pas de Beaumarchais, mais d'Ödön von Horváth, et personne n'épouse personne. Ici, je ne peux pas m'empêcher de raconter le destin tragique de von Horvath. Né en Croatie, de nationalité hongroise, élevé entre Belgrade, Budapest, Bratislava et Munich, écrivant et pensant en allemand, von Horvath fut un pur produit de l'empire austro-hongrois. Après l'arrivée des nazis au pouvoir, son oeuvre est frappée d'interdiction totale dans les théâtres et les librairies. En 1936, commence une longue errance en Europe qui se termine en 1938 à Paris... Mais non, pas du tout de la manière que l'on pourrait s'imaginer. Le 1er juin 1938, en sortant du Théâtre Marigny où il venait d'assister à une projection de Blanche-Neige de Walt Disney, von Horvath meurt... écrasé par la branche d'un platane arrachée par une tempête. Je sais, c'est tragique, mais on s'est tapé un gros fou rire quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, cette biographie illustre parfaitement ce qu'est la pièce: une errance tragique dans une Europe qui ne ressemble plus à elle-même, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;une vraie tragi-comédie comme on n'en fait plus&lt;/span&gt;. Après la Révolution Française, le comte et la comtesse Almaviva fuient la France, et Figaro et Susanne les suivent dans l'exil. Mais les affaires vont de mal en pire, l'argent finit, et Figaro et Susanne quittent leurs maîtres pour s'installer dans une petite ville de province où ils rachètent un salon de coiffure. Mais on ne peut pas y être accepté quand on est "divorcé et étranger", et les héros repartent de nouveau - chacun de son côté cette fois-ci. Les chemins des quatre personnages (ainsi que des personnages que l'on connaît du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mariage de Figaro&lt;/span&gt; - Cherubin (devenu barman), Franchette, Antonio...) s'entrecroisent dans ce que l'on identifie comme l'Europe post-1ère Guerre mondiale. Von Horvath livre ici une réflexion sensible sur l'immigration, le sort de l'étranger ("l'immigré ne peut pas se sentir chez soi, car il avait une patrie et il l'a trahie!"), les rapports humains de plus en plus difficiles dans un monde où le passé n'a plus aucune prise sur l'avenir et dont les débris encombrent le présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai beaucoup aimé &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la mise en scène de Jacques Lassalle&lt;/span&gt;: même si le dispositif tournant en rond et montrant tour à tour différents intérieurs a déjà utilisé maintes fois, ici il trouve toute sa place pour illustrer une histoire qui se poursuit dans plusieurs dimensions (géographiquement et chronologiquement parlant). Bien que la pièce peine un peu à démarrer, le deuxième acte est absolument génial, avec une génialissime scène à la ligue internationale d'aide aux immigrés, puis celle dans un bar (berlinois?), aux lumières sublimes. La musique qui accompagne la pièce nous aide à sauter le pas du 18e siècle au 20e dans un mélange de Mozart, de jazz et de la musique de variétés des années '30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Figaro divorce&lt;/span&gt; est &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;une pièce chorale&lt;/span&gt; où aucun interprète ne tire la couverture sur soi, on y ressent un bel esprit de troupe. Quelques seconds rôles méritent des compliments, notamment la Juriste de Loïc Corbery et Denis Podalydès en Pédrille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: right;"&gt;&lt;iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=httplittlepit-21&amp;amp;o=8&amp;amp;p=8&amp;amp;l=as1&amp;amp;asins=2070779696&amp;amp;fc1=000000&amp;amp;IS2=1&amp;amp;lt1=_blank&amp;amp;lc1=0000FF&amp;amp;bc1=FFFFFF&amp;amp;bg1=FFFFFF&amp;amp;f=ifr&amp;amp;nou=1" style="width: 120px; height: 240px;" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0" scrolling="no"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;La pièce sera donnée jusqu'au 19 juillet cette saison, et sera reprise à partir du 18 décembre la saison 2008/2009. Vraiment, n'hésitez pas à y aller, c'est une vraie honte pour le public parisien qu'un tel spectacle ne fasse pas salle pleine (c'est loin d'être vide, mais il reste quand même pas mal de places). Si vous y allez en semaine, vous avez toutes les chances de ne payer que cinq euros et une grande possibilité de pouvoir vous déplacer vers une meilleure place (les places à 5€ sont vendues une heure avant le spectacle et jusqu'au lever du rideau).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En pratique&lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;La Comédie Française&lt;br /&gt;Salle Richelieu - place Colette 75001&lt;br /&gt;Matinée (14h) et soirée (20h30)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Une première mondiale, tout de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Petit paragraphe pour ceux qui ne connaissent pas Serge Diaghilev ni les Ballets Russes&lt;/span&gt;. Serge Diaghilev est un personnage absolument extraordinaire, c'est le premier manager des temps modernes: n'étant pas artiste lui-même, il a réussi à attirer et à faire travailler ensemble les meilleurs artistes et créateurs de l'époque (on parle la du début du XXe siècle, plus précisément de 1909-1929): c'est lui qui découvra Nijinsky et Stravinsky, pour n'en citer qu'eux. C'est aussi lui qui a fait revenir la danse sur le devant de la scène, et qui en a fait un art novateur (que de scandales entouraient ses mises-en-scène!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le livre&lt;/span&gt;. On pensait jusqu'à aujourd'hui que Diaghilev n'avait pas laissé de mémoires. On retrouva récemment une quarantaine de petites fiches en carton où Diaghilev avait noté quelques souvenirs, vers la fin de sa vie - lorsqu'il s'était mis à collectionner des livres anciens et à la cataloguer de façon fanatique, sans même les lire, et où les fiches de cartons avaient peu à peu remplacé les amis absents. Ce ne sont donc pas vraiment des mémoires, mais plutôt des bribes de souvenirs. &lt;div style="float: right;"&gt;&lt;iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=httplittlepit-21&amp;amp;o=8&amp;amp;p=8&amp;amp;l=as1&amp;amp;asins=2705666206&amp;amp;fc1=000000&amp;amp;IS2=1&amp;amp;lt1=_blank&amp;amp;lc1=0000FF&amp;amp;bc1=FFFFFF&amp;amp;bg1=FFFFFF&amp;amp;f=ifr&amp;amp;nou=1" style="width: 120px; height: 240px;" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" frameborder="0"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;Pour ceux qui ne font que découvrir Diaghilev et les Ballets Russes, je conseillerais plutôt de lire les mémoires de Serge Lifar ou de Boris Kochno, plus détaillés et instructifs. Pour ceux, en revanche, qui n'en sont plus à la découverte de cette période, les mémoires de Diaghilev apporteront un sentiment inestimable - celui de saisir, l'espace d'un instant, l'essence d'un homme génial et insaisissable. Vous n'avez pas encore fini de lire et l'impression de le connaître se dissipe déjà - mais le livre vaut bien le détour pour ces quelques instants volés à l'éternité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Le poète sera condamné à une amende de 300F (ainsi que ses éditeurs), et devra retirer six poèmes:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bacfrancais.com/texte/24-texte-baudelaire-les-bijoux.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Les Bijoux&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.ciel-et-enfer.net/le-lethe-390.texte" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Le Léthé&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.lisons.info/A-celle-qui-est-trop-gaie---Les-Fleurs-du-Mal-livre-598.php" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;À celle qui est trop gaie&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.kalliope.org/digt.pl?longdid=baudelaire2002021202" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Lesbos&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.ciel-et-enfer.net/femmes-damnees-400.texte" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Femmes damnées&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.feelingsurfer.net/garp/poesie/Baudelaire.MetamorphosesVampire.html" target="_blank"&gt;Les Métamorphoses du vampire&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;(l'histoire du procès est très bien racontée &lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Arr%C3%AAt_de_la_Cour_de_Cassation_du_31_mai_1949" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le spectacle&lt;/span&gt; est créé par Olivier Treiner avec l'Association amicale des Secrétaires et Anciens Secrétaires de la Conférence du Barreau de Paris. Comment, vous ne connaissez pas?! Rien de plus normal. Derrière cette formulation plus qu'obscure se cache une institution très ancienne mais peu connue du commun des mortels. &lt;a href="http://www.laconference.net/" target="_blank"&gt;Les secrétaires de la Conférence&lt;/a&gt; sont un groupe de 12 avocats brillantissimes qui sont élus chaque année, à l'issue d'un concours d'éloquence dont je vous parlerai très bientôt, pour représenter le Barreau de Paris, s'occuper de la défense pénale (ce sont eux, par exemple, qui défendent les pirates du Ponant), organiser &lt;a href="http://www.laconference.net/laconference.html" target="_blank"&gt;la célèbre conférence Berryer&lt;/a&gt; (un vrai tournoi d'humour), et remplir plein d'autres missions toutes aussi ardues qu'excitantes. Bref, vous aurez compris, les mots-clés ici sont "&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;éloquence&lt;/span&gt;" et "&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;avocat&lt;/span&gt;". Car, qui mieux qu'un avocat éloquent peut faire revivre le procès de Baudelaire? Les connaissant, je suis certaine que nous assisterons là, sinon à un grand morceau de théâtre, à un très grand procès. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A découvrir absolument!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En pratique&lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16 et 17 mai 2008 à 20h30.&lt;br /&gt;Théatre de l'Aquarium, Cartoucherie de Vincennes&lt;br /&gt;réservation : 01 40 53 10 10 ou outrage@noos.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;prix: 25 euros&lt;br /&gt;Navette gratuite avant et après le spectacle à partir du Métro Chateau de Vincennes.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;Et, pour les curieux, voici le célèbre arrêt rendu par le Tribunal correctionnel de la Seine en 1857:&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« En ce qui touche le délit d’offence à la morale religieuse :&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Attendu que la prévention n’est pas établie, renvoie les prévenus des fins de poursuites ;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« En ce qui touche la prévention d’offence à la moral publique et aux bonnes mœurs :&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Attendu que l’erreur du poète, dans le but qu’il voulait atteindre et dans la route qu’il a suivie, quelque effort de style qu’il ait pu faire, quel que soit le blâme qui précède ou qui suit ses peintures, ne saurait détruire l’effet funeste des tableaux qu’il présente au lecteur, et qui, dans les pièces incriminées, conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur ;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Attendu que Baudelaire, Poulet-Malassis et De Broise ont commis le délit d’outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs, savoir : Baudelaire, en publiant ; Poulet-malassis en publiant, vendant et mettant à la vente, à Paris et à Alençon, l’ouvrage intitulé : &lt;i&gt;Les Fleurs du mal&lt;/i&gt;, lequel contient des passages ou expressions obscènes ou immorales ;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Que lesdits passages sont contenus dans les pièces portant les numéros 20, 30, 39, 80, 81, 87 du recueil ;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Vu l’article 8 de la loi du 17 mai 1819, l’article 26 de la loi du 26 mai 1819 ;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Vu également l’article 463 du Code pénal ;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Condamne Baudelaire à 300 francs d’amende,&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Poulet-Malassis et De Broise chacun à 100 francs d’amende ;&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Ordonne la suppression des pièces portant les numéros 20, 30, 39, 80, 81 et 87 du recueil,&lt;/dd&gt;&lt;dt&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dd&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Condamne les prévenus solidairement aux frais. »&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Publié le 21 août 1857 par &lt;i&gt;La Gazette des tribunaux&lt;/i&gt; et par &lt;i&gt;L’Audience&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Ce chorégraphe américain à la tête du &lt;a href="http://www.hamburg-ballett.eu/"&gt;Ballet de Hambourg&lt;/a&gt; est un des mes chorégraphes préférés depuis quelques années - depuis que j'ai vu ses ballets &lt;em&gt;Nijinsky&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;La Dame aux Camélias&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;bientôt à l'Opéra de Paris&lt;/strong&gt;), de vrais élans de génie. Quand j'ai vu que le Théâtre du Châtelet accueillait, dans le cadre de son Festival de danse, &lt;a href="http://www.hamburg-ballett.eu/gallery/tod_in_venedig_rep_e/12.htm"&gt;La Mort à Venise&lt;/a&gt;(2003) de John Neumeier, je n'ai pas hésité une seconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le style de Neumeier&lt;/strong&gt; est généralement décrit comme "post-néo-classique" (Petipa = classique, Balanchine = néo-classique, Neumeier = post-néo-classique, i.e., pour résumer, des ballets "longs-métrages" à histoire, où les ballerines sont à pointes). De nos jours, il est le seul à chorégraphier encore de vrais ballets à scénario (comme la &lt;em&gt;Belle au bois dormant&lt;/em&gt; d'antan): dans La Mort à Venise, un ballet de 2h30, il s'inspire davantage du film de Visconti que de la nouvelle de Thomas Mann proprement dite. Son style, toujours reconnaissable, est là: une écriture fine, aux entrelacements et aux portés inventifs et aériens, au mélange du symétrique et de l'asymétrique qui réconcilie les amateurs du classique et du moderne... Neumeier est aussi un chorégraphe musicien, tant ses mouvements s'inscrivent bien dans la musique qu'il choisit pour ses ballets: ses chorégraphies sur la musique polyphonique de Bach sont parmi les meilleures que je connaisse. Bach et Chopin, justement, accompagnaient cette &lt;em&gt;Mort à Venise&lt;/em&gt;: Bach pré-enregistré, et Chopin joué sur scène par Elisabeth Cooper (très très mauvaise, on dirait qu'elle joue avec des gants de boxe, par moments c'était atroce). Je reste dubitative quant à l'accompagnement au piano dans le ballet, c'est rarement réussi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit extrait du ballet:&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ogpMFa0ULo4&amp;amp;hl=en"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ogpMFa0ULo4&amp;amp;hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je n'ai pas été totalement convaincue (ni séduite) par ce ballet, déjà âgé et parfois irritant par sa façon de traiter le thème de l'homosexualité, je reste quand même une fan de John Neumeier que je vous recommande vivement (&lt;strong&gt;courez voir sa &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.operadeparis.fr/Saison-2007-2008/Spectacle.asp?IdS=399"&gt;&lt;strong&gt;Dame aux Camélias &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;qui sera bientôt donnée à l'Opéra Garnier!&lt;/strong&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au festival d dance du Châtelet, il se termine dans une vingtaine de jours: vous avez encore le temps de découvrir &lt;a href="http://www.chatelet-theatre.com/pop_up_mediaVideo.php?id=173"&gt;deux compagnies de danse&lt;/a&gt;!&lt;br /&gt;&lt;div style="FLOAT: right"&gt;&lt;iframe style="WIDTH: 120px; HEIGHT: 240px" marginwidth="0" marginheight="0" src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=httplittlepit-21&amp;amp;o=8&amp;amp;p=8&amp;amp;l=as1&amp;amp;asins=B000C1V89E&amp;amp;fc1=000000&amp;amp;IS2=1&amp;amp;lt1=_blank&amp;amp;lc1=0000FF&amp;amp;bc1=FFFFFF&amp;amp;bg1=FFFFFF&amp;amp;f=ifr" frameborder="0" scrolling="no"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;En pratique:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="descriptionarticle"&gt;&lt;em&gt;Festival de Danse&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;du 4 avril au 16 mai&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.chatelet-theatre.com/spectacles.php?genre=Danse"&gt;Théâtre du Châtelet&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;2 rue Edouard Colonne 75001 Paris&lt;br /&gt;Tel : 01 40 28 28 40&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="descriptionarticle"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.operadeparis.fr/Saison-2007-2008/Spectacle.asp?IdS=399"&gt;La Dame aux Camélias&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="descriptionarticle"&gt;Opéra de Paris&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="descriptionarticle"&gt;Du 28 mai au 12 juillet 2008&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="descriptionarticle"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Je sais que ce  n'est pas très "tendance" de ma part d'y aller le dernier jour (bien évidemment, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jacques ou la soumission/L'avenir est dans les œufs de Ionesco&lt;/span&gt; est restée à l'affiche du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre Athénée&lt;/span&gt; pendant un bon mois). Mais que voulez-vous? Je ne suis pas tendance. Mea culpa. C'est aussi une grande chance, car cela me permet de ne pas voir un grand nombre de mauvaises pièces dans l'air du temps. Moi, j'attends tranquillement que quelqu'un que je respecte m'en dise du bien: là, &lt;a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/03/27/plus-je-mexplique-moins-je-me-comprends/"&gt;un post de Pierre Assouline&lt;/a&gt; m'a convaincu de prendre des places. Et si je vous en parle, ce n'est pas pour vous rendre jaloux, mais pour vous parler d'un metteur en scène que j'aime de plus en plus: il s'agit de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Laurent Pelly&lt;/span&gt;. La mise en scène qu'il a signée pour le Théâtre Athénée est un chef-d'œuvre d'imagination, tant dans les décors que dans la direction des acteurs. Laurent Pelly a un sens de l'humour "caméléon": il a un style très reconnaissable, certes, mais un humour et un imaginaire qu'il adapte à chaque auteur, à chaque spectacle. Ici, on n'aurait pas pu trouver une mise en scène reflétant mieux l'esprit d'Ionesco.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object id="MediaPlayer1" classid="CLSID:22D6F312-B0F6-11D0-94AB-0080C74C7E95" codebase="http://activex.microsoft.com/activex/controls/mplayer/en/nsmp2inf.cab#Version=5,1,52,701" standby="Loading Microsoft® Windows® Media Player components..." type="application/x-oleobject" align="middle" height="50" width="180"&gt;&lt;!-- BEGIN PLUG-IN HTML FOR FIREFOX--&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-mplayer2" pluginspage="http://www.microsoft.com/Windows/MediaPlayer/" src="http://www.athenee-theatre.com/media/flv/BA-Jacques-1.3.flv" defaultframe="rightFrame" autostart="false" showstatusbar="true" align="middle" height="300" width="400"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;!-- END PLUG-IN HTML FOR FIREFOX--&gt;&lt;br /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;!-- END GENERIC ALL BROWSER FRIENDLY HTML FOR WINDOWS MEDIA PLAYER --&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R_pFDFwo49I/AAAAAAAABgw/bUL5sca4vU8/s1600-h/Laurent+Pelly+Platee.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 261px; height: 194px;" src="http://bp0.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R_pFDFwo49I/AAAAAAAABgw/bUL5sca4vU8/s320/Laurent+Pelly+Platee.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186533840258655186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Laurent Pelly, récemment nommé à la tête du Théâtre national de Toulouse (en co-direction avec Agathe Mélinand), est bien connu dans le monde théâtral et encore plus dans le monde de l'opéra. Je l'ai découvert il y a quelques années, avec le magnifique spectacle de Platée de Lully à l'Opéra Garnier (vous pouvez voir quelques vidéos &lt;a href="http://fr.youtube.com/results?search_query=plat%C3%A9e+laurent+pelly&amp;amp;search_type="&gt;ici&lt;/a&gt;), à l'époque je n'avais jamais vu une mise en scène aussi inventive, aussi drôle, aussi belle, et aussi peu ennuyeuse! Plus tard, j'ai également vu L'Elixir d'Amour (à l'Opéra Bastille), très réussi lui aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object id="MediaPlayer1" classid="CLSID:22D6F312-B0F6-11D0-94AB-0080C74C7E95" codebase="http://activex.microsoft.com/activex/controls/mplayer/en/nsmp2inf.cab#Version=5,1,52,701" standby="Loading Microsoft® Windows® Media Player components..." type="application/x-oleobject" align="middle" height="50" width="180"&gt;&lt;!-- BEGIN PLUG-IN HTML FOR FIREFOX--&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-mplayer2" pluginspage="http://www.microsoft.com/Windows/MediaPlayer/" src="http://a1887.v8627a.c8627.e.vm.akamaistream.net/7/1887/8627/428c612a/opera.download.akamai.com/8627/0506/Elisir/Elisir1.wmv" defaultframe="rightFrame" autostart="false" showstatusbar="true" align="middle" height="300" width="400"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;!-- END PLUG-IN HTML FOR FIREFOX--&gt;&lt;br /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;!-- END GENERIC ALL BROWSER FRIENDLY HTML FOR WINDOWS MEDIA PLAYER --&gt;&lt;br /&gt;Samedi soir, au Théâtre Athénée, j'ai mis tout ça ensemble et je me suis dit: "&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mais en fait, j'adore Laurent Pelly!&lt;/span&gt;" Grande découverte et un super critère pour mes prochaines sorties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A lire en complément:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Laurent Pelly visite les coulisses de "Jacques ou la soumission" (lire &lt;a href="http://www.lexpress.fr/mag/arts/dossier/theatre/dossier.asp?ida=468955&amp;amp;xtor=RSS-96"&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;La page pro (-opéra) de Laurent Pelly (&lt;a href="http://www.vanwalsum.com/artists/lp.php"&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Où voir un Laurent Pelly? :-)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'opéra, rien en France pour l'instant: mais si vous êtes à New York, vous pouvez voir La Fille du Régiment au Met (avril-mai 2008), et si vous passez par Glyndebourne, il y met en scène Hansel und Gretel. Il a également quelques projets à l'Opéra de Santa Fe et à celui de San Francisco. Si vous connaissez un projet signé Pelly qui soit géographiquement acceptable, faites-le moi savoir, je n'arrive pas à trouver! A l'aide, je ne vais pas pouvoir survivre sans lui très longtemps...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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mais vous pouvez les voir en vous rendant directement sur le site &lt;A HREF="http://www.unerusseaparis.fr"&gt;Une Russe à Paris&lt;/A&gt;.&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4031226977693485875-4852379723496098425?l=www.unerusseaparis.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/4852379723496098425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/2008/04/laurent-pelly-ionesco-athenee-jacques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4031226977693485875/posts/default/4852379723496098425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/posts/default/4852379723496098425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/2008/04/laurent-pelly-ionesco-athenee-jacques.html' title='Désespérément fan de Laurent Pelly!'/><author><name>Une Russe à Paris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://unerusseaparis.googlepages.com/logounerusseaparispetit.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R_o53lwo48I/AAAAAAAABgo/jdLlBUV3GEA/s72-c/Laurent+Pelly+soumission+jacques.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4031226977693485875.post-8800238855060832804</id><published>2008-03-13T16:43:00.002+01:00</published><updated>2008-03-13T16:44:56.816+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre/Opéra/Danse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='De la Russie'/><title type='text'>Vie et Destin de Grossman au Théâtre MC93</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R9k3SPeW5dI/AAAAAAAABXM/erYHRz_NxQc/s1600-h/Vie+et+destin+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R9k3SPeW5dI/AAAAAAAABXM/erYHRz_NxQc/s320/Vie+et+destin+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177230033170130386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lev Dodine, le fondateur et le metteur en scène du théâtre Maly de Saint-Pétersbourg (qui porte le titre de &lt;a href="http://www.ute-net.org/ute/NEWNEWS.html"&gt;Théâtre de l'Europe &lt;/a&gt;comme le théâtre de l'Odéon à Paris ou encore le théâtre Piccolo de Milan) revient à Paris pour &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;une reprise de son spectacle sensationnel "Vie et Destin"&lt;/span&gt; d'après le roman éponyme de Vassily Grossman, au théâtre MC93. Impressions.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/%3Ca%20href=%22http://www.amazon.fr/gp/product/2253110949?ie=UTF8&amp;amp;tag=httplittlepit-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2253110949%22%3EVie%20et%20Destin%3C/a%3E%3Cimg%20src=%22http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=httplittlepit-21&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=8&amp;amp;a=2253110949%22%20width=%221%22%20height=%221%22%20border=%220%22%20alt=%22%22%20style=%22border:none%20%21important;%20margin:0px%20%21important;%22%20/%3E"&gt;Vie et destin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; de Vassily Grossman est considéré comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature du XXe siècle - pas seulement russe, mais européenne. Européenne, car c'est de l'histoire européenne qu'il s'agit ici, des idées, des gens, des tragédies européennes, et non nationales, locales, petites.  Écrit en 1961, ce roman-choc a été refusé par l'éditeur (le seul éditeur possible à l'époque, l'Etat) et le manuscrit, confisqué par les services secrets. Publié en 1981 en Suisse (et seulement sept ans plus tard en Russie), ce livre est aujourd'hui comparé à "Guerre et Paix" de Tolstoï et a été tiré à plus de 30000 exemplaires rien qu'en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de parler du spectacle en tant que tel, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;deux mots sur sa création&lt;/span&gt; (l'histoire est vraiment passionnante). Lev Dodine a lu ce roman en 1985, et a toujours pensé l'adapter au théâtre (parmi ses "théâtrisations" de romans les plus connues, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Démons&lt;/span&gt; de Dostoïevsky et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Frères et Soeurs&lt;/span&gt; d'Abramov). En 2002, il prend en charge la première année de l'Institut Théâtral à Saint-Pétersbourg (en Russie, un professeur/metteur-en-scène est responsable pendant toute la scolarité d'une promotion d'étudiants), et c'est là que l'idée de porter Vie et Destin sur les planches commence à se réaliser. Pendant cinq ans, Dodine emmène ses étudiants à Norilsk (les camps de travail staliniens), à Auschwitz (où les acteurs ont commencé à répéter), leur fait lire des dizaines d'ouvrages - Solzhenitsyne, Ginzburg, Shalamov, parmi tant d'autres. Combat leur ignorance et leurs préjugés (nombre de parents de ces étudiants s'étaient avérés stalinistes dans l'âme). Leur apprend à danser toutes les danses du déb&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R9lK2PeW5eI/AAAAAAAABXU/WGWNVFyhe9k/s1600-h/vie+et+destin+2.jpeg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R9lK2PeW5eI/AAAAAAAABXU/WGWNVFyhe9k/s320/vie+et+destin+2.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177251542366348770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ut du siècle (même s'il n'y en a que quelques minutes dans le spectacle); les oblige à apprendre à jouer d'instruments à vents (un vrai orchestre vit sur scène), à chanter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dur d'imaginer ça aujourd'hui, en Europe: une troupe répétant pendant 5 ans un spectacle, le préparant en profondeur, comme si c'était l'oeuvre de leur vie. Comme si, à chaque fois que nous voulions faire un geste - prendre une douche, par exemple, on devait faire accomplir un parcours: une étude des moeurs quant à la propreté depuis l'antiquité à nos jours (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le propre et le sale&lt;/span&gt; de Georges Vigarello), suivie d'une introduction à la psychanalyse (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Psychanalyse du suicide quotidien: le suicide d'Ophélie&lt;/span&gt;), l'histoire de la peinture (Marat dans son bain, Les baigneuses d'Ingres, la thématique du bain chez Bonnard ou Botero), de la musique (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jeux d'eau à la Villa d'Este&lt;/span&gt; de Liszt, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Reflets dans l'eau&lt;/span&gt; de Debussy), de la poésie et de la littérature (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Salle de bain&lt;/span&gt; de Jean-Philippe Toussaint)... Vous avez compris. Ce spectacle, ce sont les 12 travaux d'Hercule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quid du spectacle? &lt;/span&gt;Dodine choisit de privilégier le destin de la famille Strum sur le fond de la bataille de Stalingrad: Viktor, physicien juif qui a fait une découverte capitale dans le domaine nucléaire et commence à subir les premières manifestations de l'antisémitisme d'état avant d'être sauvé par un coup de téléphone de Staline; Anna, sa mère, enfermée dans le ghetto de Berditchev, qui lui&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R9lLJPeW5fI/AAAAAAAABXc/4lm1NYwAkRM/s1600-h/vie+et+destin+3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R9lLJPeW5fI/AAAAAAAABXc/4lm1NYwAkRM/s320/vie+et+destin+3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177251868783863282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; écrira une lettre bouleversante juste avant sa mort; Ludmila, sa femme, dont l'ex-mari est déporté au goulag et dont le fils périt pendant la guerre; sa soeur Génia, au destin similaire... L'action se déroule et se croise dans cinq lieux: l'appartement des Strum à Moscou, le camp de concentration allemand, le goulag, le poste de commandement à Stalingrad, le ghetto de Berditchev.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Quant aux&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; acteurs&lt;/span&gt;, personnelle&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;ment, j'aime beaucoup la manière de jouer de la troupe de Dodine, ils sont toujours d'une justesse et d'une expressivité rares, ils jouent toujours dans l'abandon le plus total. La seule que je n'aime pas (et cela fait 10 ans que ça dure), c'est Tatiana Shestakova (Anna Strum), la femme de Dodine, elle joue toujours le même rôle de folle paisible et ses intonations m'irritent outre mesure. Mais bon, au moins a-t-il abandonné l'idée de lui confier des rôles de jeunes amoureuses, c'est déjà ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dodine reste fidèle à lui-même pour cette &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mise en scène polyphonique&lt;/span&gt; où un lieu se confond avec un autre, en découle, s'y confond: à l'avant-scène, le salon des Strum, derrière un filet de volleyball en fil de fer, le camp de concentration. Le dedans et le dehors s'entremêlent, et on ne distingue plus le goulag du camp de concentration, le ghetto du salon moscovite... Le grand mal du siècle, le nationalisme étatique servi par la nature humaine vile, a tout envahi. La lettre de la mère de Strum devient le fil rouge du spectacle, ses mots résonnent dans la salle et enveloppent tous les personnages dans le cocon ouaté de désespoir et de résignation. Et, comme toujours chez Dodine, les acteurs chantent, dansent, jouent des instruments, crient, se lavent, se déshabillent, font l'amour, mangent, boivent - vivent. N'était-ce pas la dernière demande qu'a fait Anna Strum à son fils: "Vis, vis toujours".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En pratique:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vie et Destin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mc93.com/public/accueil.htm"&gt;MC93&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;1 bd de Lénine&lt;br /&gt;Bobigny 93000&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jusqu'au 16 mars&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Durée: 3h30&lt;br /&gt;Prix des places: 25€, 12€ (tarif réduit pour étudiants et moins de 26 ans); 17€ (plus de 65), et d'autres tarifs réduits pour intermittents, rmistes, moins de 18 ans, habitants de Bobigny...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Journée européenne de l'opéra</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R7WSs26DsYI/AAAAAAAABTM/mlD2Wf4ggYU/s1600-h/Opera+loge.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R7WSs26DsYI/AAAAAAAABTM/mlD2Wf4ggYU/s320/Opera+loge.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167197446828437890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tous à l'opéra!&lt;/span&gt; Demain, samedi 16 février, c'est la deuxième édition de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journée européenne de l'opéra&lt;/span&gt;: partout en Europe, les maisons d'opéra ouvrent leurs portes pour plein d'animations, de visites, d'ateliers gratuits et ouverts à tous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'initiative est vraiment sympathique et est relayée par plus de 20 opéras en France (qui est le pays au plus grand nombre de participants, on peut être fier!) Vous pouvez voir &lt;a href="http://www.tous-a-lopera.fr/"&gt;le site officiel&lt;/a&gt; de l'événement ou consulter le programme des opéras français directement &lt;a href="http://www.tous-a-lopera.fr/talo-programme.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:trebuchet ms;" &gt;Ma petite sélection à Paris&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:trebuchet ms;" &gt;Théâtre des Champs-Elysées&lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;14h30 et 16h20: assistez à la &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;répétition Scène-Orchestre&lt;/span&gt; de l'opéra &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Thésée&lt;/span&gt; de Lully (l'opéra lui-même sera donné du 20 au 29 février). Entrée libre dans la limite des places disponibles. Venez tôt!&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:trebuchet ms;" &gt;La Péniche Opéra:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;17h30 à 19h.  Répétition de la représentation du soir Variation autour de la Viole(s) avec Marianne Muller, violiste, Robert Expert, contre ténor et Magali Duclos danseuse de hip-hop.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Projection d'un film d'opéra en plein air sur le quai de Loire (si les conditions climatiques sont avec nous), ou au restaurant « Les deux bateaux ».&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:trebuchet ms;" &gt;Opéra-Comique:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Assistez à la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;répétition &lt;/span&gt;de l'opéra comique &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Zampa&lt;/span&gt; (sur réservation uniquement). Maus aussi, visites des atelies de fabrication de costumes, un atelier Vaudeville...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!-- google_ad_client = "pub-2828868283352650"; //Bas du post 728x90, date de création 20/12/07 google_ad_slot = "8167215553"; google_ad_width = 728; google_ad_height = 90; //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Journée européenne de l&apos;opéra'/><author><name>Une Russe à Paris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://unerusseaparis.googlepages.com/logounerusseaparispetit.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R7WSs26DsYI/AAAAAAAABTM/mlD2Wf4ggYU/s72-c/Opera+loge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4031226977693485875.post-8551975070649995140</id><published>2008-01-27T22:53:00.000+01:00</published><updated>2008-02-12T17:10:57.822+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coups de coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre/Opéra/Danse'/><title type='text'>Le Dieu du Carnage de Yasmina Reza au Théâtre Antoine</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R50A_NxXguI/AAAAAAAABR8/frvSuJm9B5I/s1600-h/dieu+du+carnage.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R50A_NxXguI/AAAAAAAABR8/frvSuJm9B5I/s320/dieu+du+carnage.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160281834064937698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une soirée exceptionnelle et un vrai coup de coeur&lt;/span&gt; avec la nouvelle pièce de Yasmina Reza, Le Dieu du Carnage (au théâtre Antoine depuis vendredi dernier). Un huis clos réussi, des dialogues tranchants, des acteurs parfaits chacun dans son rôle, et une mise en scène vivante - que faut-il dire de plus pour vous encourager à aller voir ce spectacle?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'histoire&lt;/span&gt;: Très simple. Véronique et Michel Houillé (Isabelle Huppert et André Marcon) ont invité chez eux Annette et Alain Reille (Valérie Bonneton et Eric Elmosnino) pour rédiger un constat pour leur assurance familiale: le fils des Reille a frappé au visage le fils des Houillé avec un bâton au square de l'Aspirant-Dunant. Il fallait bien le talent de Yasmina Reza pour pouvoir transformer ce fait divers en une pièce brillante sur la nature humaine... En y repensant, rien ne se passe, ou presque: on ne voit pas les deux fils, le constat n'est jamais signé, tout ne tient que par la force des dialogues et le brio avec lequel les comédiens les servent, entre un café et un verre de rhum!&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Au fond, derrière les faits de la vie quotidienne (le père qui se débarrasse du hamster de sa fille, le travail qui fait irruption dans la vie privée, notre attachement parfois stupide à des choses qui n'en valent pas la peine), Yasmina Reza nous révèle l'oeuvre du dieu du carnage: celui qui maîtrise nos instincts les plus viles. La violence qui sommeille en nous est toujours prête à faire irruption, et il n'en faut pas beaucoup pour la réveiller! Ainsi, chacun perd peu à peu le contrôle, le sens des limites sociales, s'excite, s'énerve - on a l'impression de voir enfin son vrai visage, mais - changement de plan - on se retrouve projeté encore plus loin, dans une autre direction... Ce ping pong dramatique que Yasmina Reza maîtrise comme personne est jubilatoire. On retrouve dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Dieu du Carnage&lt;/span&gt; le même humour acerbe qui a fait le succès de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Art &lt;/span&gt;(spectacle qui m'a fait aimer le théâtre, voilà plus de dix ans...), et la même capacité d'exploiter une situation à fond, jusqu'à ce qu'elle ne soit &lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;totalement &lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;déconstruite pour nous révéler ce qu'il peut y avoir réellement derrière un tableau blanc ou un constat d'assurance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les acteurs&lt;/span&gt; sont tous dignes d'éloges, j'ai peut-être moins aimé Valérie Bonneton (qui a une voix à peine désagréable) et Yves Marcon (il tend un peu trop vers le théâtre de boulevard, ce qui n'est pas mauvais en soi, mais ce qui surprend dans une pièce de Reza). En revanche, j'ai trouvé Isabelle Huppert excellente, elle a une vraie présence sur scène (j'ai l'impression, beaucoup plus qu'au cinéma), et elle a l'art de cet humour pince-sans-rire que j'adore chez Reza. J'ai été également séduite par le jeu d'Eric Elmosnino: sans jamais forcer le trait, il atteint parfois de tels degrés d'absurde avec des mots tellement banals et quotidiens qu'on est plié en quatre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Faut-il voir cette pièce?&lt;/span&gt;: mille fois oui! Je ne puis penser à une raison qui puisse vous empêcher d'aller voir cette pièce (même pas financière, parce que franchement, même d'une place à 17 euros, on voit très bien!) Et surtout, si vous aimez les pièces de Yasmina Reza, ou l'humour d'Isabelle Huppert, courez-y!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.theatre-antoine.com/archives/affiche/presentation.html"&gt;Le Dieu du Carnage&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Théâtre Antoine&lt;br /&gt;Durée: 1h30&lt;br /&gt;Prix: 17€ - 49€&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire également: &lt;a href="http://www.telerama.fr/scenes/25247-le_dieu_du_carnage_une_piece_de_yasmina_reza_commentee_par_fabienne_pascaud.php"&gt;la critique de Fabienne Pascaud&lt;/a&gt; dans Télérama&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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La représentation fut vraiment excellente, et je ne puis m’empêcher – non de reprendre ma critique, mais de me livrer à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;quelques réflexions concernant l’art lyrique en France&lt;/span&gt;… &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et de vous donner &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;quelques conseils pour vos week-ends en province&lt;/span&gt; !  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Cela m’a fait mal de voir des fauteuils vides lors de cette représentation (le première d’une série de deux – vous le savez peut-être, mais plus on donne de spectacles, plus on perd d’argent dans le monde de l’opéra…) – je trouve ça déplorable et me pose des questions ! Primo, ça veut dire que le public limousin ne peut pas, seul, remplir cette salle pourtant pas grande et malgré des prix assez peu élevés. Secundo, le public régional n’a pas de quoi se payer un hôtel un vendredi soir (c’est pour ça d’ailleurs que dans la plupart des opéras de province il y a toujours des représentations le dimanche après-midi). Tercio, le public parisien est tellement gâté et saturé par l’offre culturelle de la capitale qu’une production d’un théâtre de province de très bonne qualité ne peut l’attirer. Et pourtant, ceux qui ont déjà essayé d’acheter des places pour une production d’opéra à Paris savent pourtant que, malgré l’offre foisonnante, si l’on veut voir un opéra populaire (j’entends par là les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Barbier de Séville&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Traviata &lt;/span&gt;et autres &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Aida&lt;/span&gt;) ou une nouvelle production d’un opéra rare, il faut vous y prendre des mois à l’avance. A titre de rappel, les meilleures places à l’Opéra Garnier coûtent 160 euros, et toutes celles en dessous de 40 ne sont franchement pas géniales (pour ce prix, vous aurez en général une très bonne vue sur la calvitie du spectateur assis devant vous, une vue partielle sur des morceaux de scène visibles à gauche et à droite de ladite calvitie, ou une vue partielle – torticolis en sus – des sous-titres).&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pourquoi je vous raconte tout ça ?&lt;/span&gt; C’est que je me suis dit la chose suivante : si on compare le prix des places équivalentes à l’Opéra de Paris (ou Théâtre des Champs-Elysées, ou le Châtelet) au prix des places dans un opéra de province (augmenté du prix de billets de train et – éventuellement – d’une nuit d’hôtel), on arrive à peu près au même montant. Alors, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;pourquoi ne pas choisir d’aller passer un week-end&lt;/span&gt; à Nancy (dont l’opéra est vraiment un des meilleurs en France), à Strasbourg ou, si vous voulez aller au soleil, à Bordeaux ou à Nice ? Dans la rubrique « 1h de train de Paris », vous avez également Lille ou Reims (ou j’ai vu récemment une très bonne production de Falstaff de Verdi). &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mis à part les histoires de prix et de disponibilité de places, il y a aussi autre chose : c’est que les opéras parisiens prennent souvent très peu de risques. On se retrouve alors avec des chanteurs que l’on connaît depuis des lustres (je généralise, Gérard Mortier, le directeur de l’Opéra de Paris, est au contraire très décrié pour ses prises de risques très nombreuses, que ce soit dans le choix des œuvres ou des artistes!). Les opéras de province, quant à eux, ont des budgets plus serrés, mais aussi une marge de manœuvre plus élevée : ils peuvent souvent se permettre de miser sur un metteur en scène ou un chanteur inconnu, car le public est plus indulgent. Les artistes confirmés aiment bien y faire des prises de rôles (effectivement, si on se plante à Marseille, c’est moins retentissant et on peut rattraper le coup ; et si on ne se plante pas, le public a droit à quelques heures exquises !). Pour résumer, oui, des fois, ça peut être mauvais. Rarement, très mauvais. Mais on a toujours le plaisir de découvrir un artiste, ou une œuvre (car les opéras de province montent souvent des œuvres peu connues ou peu populaires qui ne pourraient pas être montées dans les grandes salles parisiennes faute d’un nombre suffisant de spectateurs) ! Et puis, si vous y passez le week-end, un opéra raté ne le gâchera pas, et un opéra réussi ne fera que l’améliorer encore plus !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je vous ai donc concocté &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;une petite sélection d’opéras à voir en province&lt;/span&gt; – des idées pour vos week-ends !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avignon &lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Elisir d’Amore&lt;/span&gt; (Donizetti) le 9(m) et 11 mars : pour Amel Brahim-Jelloul, une chanteuse à suivre qui commence à être très connue !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Norma&lt;/span&gt; (Bellini) le 15(m) et 17 juin – avec Hasmik Papian et Sophie Koch, toutes deux remarquables.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bordeaux &lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Scènes et madrigaux&lt;/span&gt; (Monteverdi) – un spectacle présenté l’année dernière au festival d’Aix-en-Provence&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Chauve-Souris&lt;/span&gt; (J.Strauss fils) 22(m), 24, 25, 27, 29(m) juin - je pense que Cécile Perrin y sera très intéressante !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Caen &lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Giulio Cesare in Egitto&lt;/span&gt; (Haendl) : 6, 8 mars. &lt;/span&gt;D’excellents chanteurs français (Ingrid Perruche, Delphine Galou, Elodie Méchain, Philippe Jaroussky…) pour cette co-production avec l’Opéra de Nancy (qui a toujours le vent en poupe, je vous avait dit)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lille &lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Thésée &lt;/span&gt;de Lully 11, 13, 15, 17 mars, pour le duo Emmanuelle Haïm (direction musicale) et Jean-Louis Martinoty (mise en scène). Paul Agnew, Sophie Karthaüser et Jean-Philippe Lafont font partie de la distribution. Cela ne peut tout juste pas être mauvais ! Sauf si vous n’aimez pas Lully, auquel cas vous pouvez vous orienter vers&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rigoletto &lt;/span&gt;(Verdi) du 7 au 25 mai, pour Stefano Antonucci (Rigoletto). Dimitri Pittas (Le Duc de Mantoue) sera probablement très bon aussi.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lyon &lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Dame de Pique&lt;/span&gt; (Tchaïkovsky), jusqu’au 5 février, avec une distribution russe vraiment excellente !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A Midsummer Night’s dream&lt;/span&gt; (Britten) du 3 au 13 avril dans une très belle mise en scène de Robert Carsen.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Porgy and Bess&lt;/span&gt; (Gershwin) – une nouvelle production pour cet opéra ultra-populaire, signée José Montalvo et Dominique Hervieu (mise en scène, costumes, vidéo et chorégraphie).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marseille &lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’enfant et les Sortilèges &lt;/span&gt;(Debussy), dans la mise en scène déjà très connue de Moshe Leiser et Patrice Caurier (j’adore ce qu’ils font).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nancy &lt;/span&gt;: sans hésitation, ma maison préférée en France ! Ici, on remarquera&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Barbier de Séville&lt;/span&gt; (Rossini) – je l’ai vu en 2005, la production est vraiment charmante, et Nigel&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Smith (Figaro) est un chanteur à ne pas rater !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Midsummer Night’s Dream&lt;/span&gt; (Britten) du 20 au 28 juin dans la mise en scène d’Omar Porras (j’ai vu sa Flûte enchantée, tout bonnement géniale !)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nice &lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Nozze di Figaro&lt;/span&gt; (Mozart) du 22 au 28 février : Anne-Catherine Gillet et Helena Juntunen s’y alternent dans le rôle de la Comtesse et, pour avoir entendu les deux, je vous assure que le choix est difficile entre ces deux très bonnes chanteuses !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Reims &lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cendrillon &lt;/span&gt;(Laruette) – le 3 avril. Un ouvrage du 18&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; ressuscité – je vous en dirai un peu plus dans une semaine, je vais le voir à Dijon début février !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Toulon &lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jenufa &lt;/span&gt;(Janacek) 22, 24(m) et 26 février, dans la mise en scène de Jean-Louis Martinelli à qui je tendrais à faire confiance après avoir vu sa récente mise en scène de &lt;a href="http://littlepita.blogspot.com/2008/01/details-lars-noren-amandiers-critique.html"&gt;Détails &lt;/a&gt;!&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Toulouse &lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il Turco in Italia&lt;/span&gt; (Rossini) – un de mes opéras préférés, juste pour le plaisir de le réentendre ! C’est une nouvelle production. Lawrence Brownlee vaut le détour.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Contes d’Hoffmann&lt;/span&gt; (Offenbach) – un grand classique qui permet de franchir le pas de l’opérette vers l’opéra ! Avec Désirée Rancatore, Inva Mula et Karine Deshayes, ça s’annonce plutôt bien ! &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ouf, je crois que j’en ai mis trop… mais je n’ai même pas cité tout le monde, et encore moins tous les spectacles intéressants ! Le plus simple pour recherche une date de représentation, c’est le site &lt;a href="http://www.operabase.com/"&gt;www.operabase.com&lt;/a&gt; – c’est une base de données très fournie et toujours à jour.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’espère que je vous ai convaincus, et sinon, on discute dans les commentaires !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!-- google_ad_client = "pub-2828868283352650"; //Bas du post 728x90, date de création 20/12/07 google_ad_slot = "8167215553"; google_ad_width = 728; google_ad_height = 90; //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Malgré des airs d'Astérix et Obélix et quelques vieilleries, le ballet tient toujours la route et réserve quelques bonnes surprises...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit d'un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ballet-signature du Bolchoï&lt;/span&gt;, un péplum créé en 1968 par le chorégraphe attitré du Bolchoï, Youri Grigorovitch (il n'a quitté son poste qu'en 1995! Si ce n'est pas de la gestion soviétique, ça...), sur la musique d'Aram Khatchaturian. Si vous vous souvenez de l'histoire de Spartacus, c'est bien le récit de la révolte des esclaves (réunis autour du gladiateur Spartacus) en 73 av. J-C; révolte qui tourne mal (6000 esclaves ont été crucifiés...) Le sujet est en effet très communiste, mais aujourd'hui, dans le contexte d'un communisme qui se meurt partout dans le monde, ce sont surtout des relents d'Astérix et Obélix mélangé au Gladiator que l'on ressent en premier! La musique de Khatchaturian est efficace mais sans finesse (et l'orchestre Colonne n'arrange rien)... Khatchaturian utilise la moitié du temps le même rythme, et au bout de 40 minutes, on en a un peu fait le tour! Ce qui n'empêche pas les fans de ballet d'adorer ce ballet.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quid de la danse, donc?&lt;/span&gt; Je pense qu'en 1968 il s'agissait effectivement d'une révolution pour le Bolchoï! Cependant, de mon point de vue, la base reste assez classique: des esclaves sur pointes et Spartacus qui fait des fouettés, j'ai du mal... même si je reconnais que certains passages sont vraiment très beaux, et notamment ceux de Phrygia (dansée par Lunkina dimanche après-midi). J'aurais bien aimé assister à la représentation avec Carlos Acosta, le danseur cubain presque mythique - mais où avais-je la tête, à ne pas regarder la distribution avant d'acheter? Je perds l'habitude, décidément... En tout cas, pour vous donner une idée, voici un extrait avec Carlos Acosta dans le rôle de Spartacus:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/IPWVzJDG15w&amp;amp;rel=1"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/IPWVzJDG15w&amp;amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, le spectacle a été capté, donc on pourra voir le DVD bientôt! Je sais que le spectacle vivant ne passe pas particulièrement bien sur le petit écran, mais c'est mieux que rien!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et sinon, ça m'a surtout donné envie de voir un autre chorégraphe aborder cette musique, sans pointes, vraiment de la danse contemporaine énergique (je pense notamment à la troupe de Alvin Alley), quelque chose qui serait plus proche du Sacre du Printemps (au niveau de la chorégraphie) que des "faux pirates" du Corsaire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: left;"&gt;&lt;iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=httplittlepit-21&amp;amp;o=8&amp;amp;p=8&amp;amp;l=as1&amp;amp;asins=B0000YEDLS&amp;amp;fc1=000000&amp;amp;IS2=1&amp;amp;lt1=_blank&amp;amp;lc1=0000FF&amp;amp;bc1=FFFFFF&amp;amp;bg1=FFFFFF&amp;amp;f=ifr" style="width: 120px; height: 240px;" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0" scrolling="no"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=httplittlepit-21&amp;amp;o=8&amp;amp;p=8&amp;amp;l=as1&amp;amp;asins=B00005Y8Z3&amp;amp;fc1=000000&amp;amp;IS2=1&amp;amp;lt1=_blank&amp;amp;lc1=0000FF&amp;amp;bc1=FFFFFF&amp;amp;bg1=FFFFFF&amp;amp;f=ifr&amp;amp;nou=1" style="width: 120px; height: 240px;" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0" scrolling="no"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Astuces pour la prochaine tournée du Bolchoï:&lt;/span&gt; lors du prochain passage du Bolchoï à Paris, mettez en oeuvre la tactique suivante. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Prenez-vous y très à l'avance&lt;/span&gt; (NB un mois avant peut être trop tard), mais essayez de jeter &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;un coup d'oeil sur la distribution&lt;/span&gt; avant! Comme je disais, la distribution lors des tournées du Bolchoï n'est jamais officielle, mais vous pourrez la trouver sur des forums comme &lt;a href="http://www.forum-dansomanie.net/forum/viewforum.php?f=2"&gt;Dansomanie &lt;/a&gt;ou &lt;a href="http://www.ballet-dance.com/forum/viewforum.php?f=18"&gt;Critical Dance&lt;/a&gt;; vous y trouverez également des conseils quant aux interprètes à suivre. Certains achètent des billets pour toutes les représentations, et puis ne gardent que les bons (c'est très très facile à revendre - sur les mêmes forums, sur ebay ou juste avant le spectacle, les tournées du Bolchoï sont très prisées). &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Essayez d'acheter de bonnes places &lt;/span&gt;(disons, si c'est Garnier, à partir de 30 euros): ça a l'air vraiment con, mais, si un opéra ne perd pas grand chose avec la "visibilité réduite", le ballet en souffre énormément! Personnellement, je préfère être plus près de la scène, même si c'est de côté (l'impact de l'effort physique des danseurs s'y ressent vraiment); il y a aussi des adeptes des places au centre (comme ça vous apprécierez la géométrie des ensembles) - à vous de voir!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!-- google_ad_client = "pub-2828868283352650"; //Bas du post 728x90, date de création 20/12/07 google_ad_slot = "8167215553"; google_ad_width = 728; google_ad_height = 90; //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Au Théâtre Nanterre-Amandiers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais envie d'aller au théâtre des Amandiers depuis &lt;a href="http://littlepita.blogspot.com/2008/01/actrices-valeria-bruni-tedeschi.html"&gt;Actrices&lt;/a&gt; dont l'action s'y passe, et depuis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La surprise de l'Amour&lt;/span&gt;, encensée par la critique et que j'ai râté. J'ai donc profité d'une invitation pour "Détails" pour découvrir à la fois le théâtre des Amandiers et la dramaturgie suédoise. Résultat mitigé, mais qui donne envie de revenir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'histoire&lt;/span&gt;: Emma, une jeune femme qui aspire à devenir écrivain, rencontre Erik, un éditeur, à qui elle a envoyé son premier roman. Ce rendez-vous est le point de départ d'une histoire d'amour, malgré la récente relation d'Emma avec Stefan, un jeune dramaturge talentueux.&lt;br /&gt;Dans le même temps, Stefan se retrouve aux urgences suite à de graves insomnies liées au surmenage. Il est soigné par Ann, la femme d'Erik.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et durant les 10 années que la pièce traverse, ces quatre personnages vont se croiser, seuls ou en couple, à Florence, New York, Stockholm, dans des salons littéraires, au café, au théâtre, en salle de sport. Leurs vies vont s'entrelacer et se transformer à jamais.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce que ça donne&lt;/span&gt;: &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la mise en scène&lt;/span&gt; de Jean-Louis Martinelli est tout simplement géniale. Les personnages évoluent dans un espace tri-dimensionnel. L'avant-scène est occupé par une librairie symbolisée par une rangée de livres qui parcourt tout l'espace que l'on pénètre par des portes coulissantes situées à gauche et à droite de la scène. Cet espace devient tour à tour bureau, salle de sport, café, les Offices de Florence, salle d'accueil de l'hôpital... Au milieu, sur une estrade, un appartement ouvert, spacieux, sans les détails superflus, est séparé de l'avant-scène par une paroi presque transparente. Au fond, les fenêtres de l'appartement donnent sur la rue - on aperçoit l'immeuble d'en face, éclairé par des rayons de soleil. L'utilisation de la vidéo et la mobilité du décor me rappellent un peu celui de &lt;a href="http://littlepita.blogspot.com/2007/10/good-canary-john-malkovitch-critique.html"&gt;Good Canary&lt;/a&gt;, sauf qu'ici la vidéo n'est pas utilisée pour peindre des décors, mais pour camper des personnages (des passants dans la rue, par exemple) - ou encore un tableau regardé par ceux-ci. Très bonne également, l'idée de projeter la date (on a besoin de repères, comme l'action se passe sur une période de 10 ans) sur le rayon de livres - ces livres blancs ressemblent alors à la "skyline" new-yorkaise ou se passe une partie de l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les acteurs: les quatre acteurs sont parfaits, étonnants, crédibles, ils tirent le maximum du texte minimaliste de Lars Noren. J'ai particulièrement apprécié le jeu de Stéphane Freiss (que l'on retrouvera notamment dans "&lt;a href="http://www.mahj.org/fr/02_en_ce_moment/lecture.php"&gt;La Belle du Seigneur&lt;/a&gt;"au MAHJ), il est tellement précis, tellement "dans" son personnage... La scène de la drague ratée dans le café, ou encore les scènes avec sa femme (lorsqu'il raconte sa journée, par exemple) sont extraordinaires. Marianne Basler est parfaite en femme délaissée et lasse, avec un jeu de pieds sensuel (des pieds très expressifs, vraiment) et une élégance que je n'ai jamais vu chez un médecin hospitalier, mais bon, on est au théâtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La pièce&lt;/span&gt;: en fait, c'est bien là qu'est le problème, la pièce. C'est là qu'on se rend compte qu'il ne suffit pas de réunir des acteurs dans une mise en scène brillante, si on manque de matière. Il faudrait peut-être que je lise un peu plus de Lars Noren pour pouvoir être juge en la matière, mais pour l'instant, la matière en question, je ne la sens pas vraiment. La première heure (allez, les premières 80 minutes), le temps de camper les personnages, leurs contraditions, et esquisser le conflit qui va les unire, c'était intéressant, bien joué, enlevé, bien vu, on avait envie d'en voir plus. Le problème, c'est que plus on en voit, moins on a envie d'en voir plus: au bout d'un moment, la pièce tourne en rond, et très vite on comprend que rien de bon ne peut en sortir pour aucun des personnages (c'est un peu le symptome Good Canary, encore une fois). C'est là que l'on se sent tellement frustré (ou déprimé? ou les deux?)... En tout cas, à 22h15, j'ai eu l'impression que j'ai touché le fond de la misère humaine et le degré de frustration acceptable pour un samedi soir à Nanterre (après y avoir passé toute la semaine)! C'est petit, peut-être, mais j'ai renoncé! Si quelqu'un veut bien me raconter le deuxième acte...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Au final&lt;/span&gt;: je vais absolument voir la prochaine pièce que Jean-Louis Martinelli va mettre en scène, ainsi qu'une pièce avec n'importe lequel de ces quatre acteurs. En revanche, il en faudra beaucoup pour que je m'aventure encore une fois voir une pièce de Lars Noren. Ces derniers mois, j'ai juste dépassé le quota des pièces et films où un personnage dit "quand il a commencé à me violer, j'avais XX ans (XX= entre 5 et 12, selon la pièce). Enough is enough!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS vous pouvez voir des extraits des répétitions &lt;a href="http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftTb1.html"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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mais vous pouvez les voir en vous rendant directement sur le site &lt;A HREF="http://www.unerusseaparis.fr"&gt;Une Russe à Paris&lt;/A&gt;.&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4031226977693485875-3726861931255705908?l=www.unerusseaparis.fr' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/3726861931255705908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/2008/01/details-lars-noren-amandiers-critique.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4031226977693485875/posts/default/3726861931255705908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.unerusseaparis.fr/feeds/posts/default/3726861931255705908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.unerusseaparis.fr/2008/01/details-lars-noren-amandiers-critique.html' title='Détails de Lars Noren au Théâtre des Amandiers'/><author><name>Une Russe à Paris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://unerusseaparis.googlepages.com/logounerusseaparispetit.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R5Ua1x_3MVI/AAAAAAAABQs/e98NMftAI6Y/s72-c/theatre-detail.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4031226977693485875.post-52226074285522095</id><published>2008-01-11T23:40:00.000+01:00</published><updated>2008-01-13T00:11:12.852+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre/Opéra/Danse'/><title type='text'>La Biscotte 2 au Théâtre Le Temple</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R4lHAx_3MSI/AAAAAAAABQU/P3r_zPp4uqQ/s1600-h/La+biscotte+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_QAslz3G7z0E/R4lHAx_3MSI/AAAAAAAABQU/P3r_zPp4uqQ/s320/La+biscotte+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154729327249010978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Même si j'ai peux avoir l'air intello dans mes sorties, je ne dédaigne point le théâtre de boulevard. Enfin, aussi pensais-je en acceptant deux invitations pour La Biscotte 2 au théâtre du Temple ("après le succès de "La Biscotte, La Biscotte 2!")... On a rarement la chance de voir un spectacle aussi plat et creux à la fois! Voici ce que je peux vous raconter des 35 premières minutes du spectacle (au-delà, ce n'est pas soutenable même pour les gens dotés d'un solide sens du second degré!).  &lt;br /&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'histoire&lt;/span&gt;: en fait, il n'y a pas vraiment d'histoire. Bon, déjà, c'est la suite de "La Biscotte", et comme a dit le copain que j'ai eu le malheur d'entraîner à cette pièce, "J'ai l'impression qu'on passe à côté de beaucoup de choses si on n'a pas vu Biscotte 1". Moi je dis, ça se peut, c'est pour le mieux. En gros, un type et sa nouvelle fiancée rentrent de vacances et sont accueillis par un ami gay (bonjour les blagues plates sur les gays qu'on ne peut se permettre qu'à 12 ans&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt; dans la cour d'école). Dans son appart, il y a une inconnue - enfin, presque, car le type l'a sautée 11 mois auparavant, et maintenant elle revient lui demander de l'argent pour élever l'enfant qu'elle a eu après. Après avoir visionné la vidéo ci-dessous, je comprends qu'en plus de ça, par un tour de magie, les rôles sont invertis et c'est maintenant le type numéro 1 qui devient gay, et le type gay qui devient hétéro. Voilà voilà.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="456" height="387"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.wat.tv/swf2/1339536zkJ8Yx769531" /&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always" /&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true" /&gt;&lt;embed src="http://www.wat.tv/swf2/22396674quzCy769531" type="application/x-shockwave-flash" width="456" height="387" allowScriptAccess="always" allowFullScreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wat.tv/video/769531/biscotte.html"&gt;&lt;strong&gt;La biscotte 2&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai dit, mais je le répète tant cela me paraît surprenant: il est rare de voir une pièce aussi uniformément mauvaise: les acteurs sont archi nuls (ils ont des voix désagréables en plus!), la direction d'acteurs est horrible, et la pièce est extrêmement mal écrite! Au menu, les vieilles blagues de bofs sur les gays (tonton-tata, etc.), les corses, les belles-mères, les mères, les enfants... Quelques extraits que je n'ai pas pu m'empêcher de noter dans le noir sur le dos de mon chéquier, tellement c'était puissant:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis née en 1615&lt;/span&gt; (ah oui, parce que j'ai oublié de vous dire, la fiancée est en fait éternelle! Une sorte de sorcière, j'imagine)&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Putain, t'es bien conservée!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(La salle: "Ha-ha-ha")&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;T'es presque aussi vieille que ma mère!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(La salle: "Ha-ha-ha")&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais des perles, il y en a beaucoup ("Ne pense pas, ça fait tomber les pellicules!"), et le public reconnaissant éclate de rire à chaque phrase. Et moi, à chaque phrase, j'ai honte - pour les acteurs, pour le public... On est sorti de la salle pliés en quatre tellement on rigolait - on n'aurait jamais cru qu'un tel spectacle puisse être donné à Paris et avoir du succès... On n'en finit pas de découvrir la ville! La bonne chose, c'est que c'est Paris, et qu'il y a toujours un café prêt à vous accueillir en cas de naufrage théâtral!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous, quelles sont vos expériences avec le théâtre de boulevard? S'il y a des choses bien en ce moment, je suis preneuse!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Biscotte 2 d'Antoine Beauville, avec Larra Mendy (ELLE), Christophe Canard (Xavier), Lauriane Escaffre (Nathalie), Antoine Beauville (François Coulon). Mise en scène de Tristan Petitgirard. Au théâtre Le Temple.&lt;br /&gt;Si ça vous tente, réductions et avis de spectateurs &lt;a href="http://www.billetreduc.com/19101/evt.htm"&gt;ici&lt;/a&gt;. Il paraît qu'à la fin ça s'améliore. Téléphonez au théâtre, ils vous feront peut-être un prix pour la dernière demi-heure! :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS pour ceux qui auraient adoré cette pièce, je vous prie de ne pas me couvrir d'injures mais d'argumenter votre point de vue, on en sortira tous grandis!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!-- google_ad_client = "pub-2828868283352650"; //Bas du post 728x90, date de création 20/12/07 google_ad_slot = "8167215553"; google_ad_width = 728; google_ad_height = 90; //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Leur tournée à l'Opéra Garnier (comme les russes appellent le palais Garnier, ignorant ostensiblement Bastille - d'ailleurs, le Bolchoï ne vient jamais à Bastille) est maintenant devenue traditionnelle: tous les deux-trois ans, la troupe du Bolchoï occupe la scène de Garnier pendant presque un mois en amenant trois spectacles. Cette année, la tournée française doit beaucoup au milliardaire russe Oleg Deripasska, PDG du holding Basic Element (aluminium).Cette fois-ci, le Bolchoï présente c'est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Corsaire &lt;/span&gt;(un grand classique tout en tutus et pirates à la fausse barbe), une soirée composée de trois ballets courts (dont une création), et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Spartacus&lt;/span&gt; (un grand classique de la chorégraphie soviétique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la presse française conseille d'aller voir la soirée de trois ballets, allez savoir pourquoi (probablement parce que c'est plus court?). Mais comme moi, je ne peux pas blairer la scène des Ombres de la Bayadère qui en fait partie (je sais, je suis très "politiquement correct"), la scène la plus naze de la danse classique (que pourtant j'adore), j'ai préféré aller voir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Corsaire&lt;/span&gt; (hier) et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Spartacus &lt;/span&gt;(le 20 janvier). Si un seul balletomane voit cet article, je vais me faire taper sur les doigts très fort pour avoir offensé la scène des Ombres, je répète donc que c'est totalement subjectif et n'engage que moi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon la vieille habitude russe, on n'annonce jamais officiellement qui va danser quel soir, on est donc obligé d'avoir recours à des forums (car tout ce sait): vous pouvez vérifier la distribution &lt;a href="http://www.forum-dansomanie.net/forum/viewtopic.php?t=3071&amp;amp;postdays=0&amp;amp;postorder=asc&amp;amp;start=0"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Ceci dit, presque toutes les représentations sont complètes, et cela risque d'être difficile de choisir vos dates!&lt;br /&gt;En général, on va voir &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Corsaire&lt;/span&gt; pour ce moment-là (interprété ici par Denis Matvienko, celui même qui dansait Conrad hier soir), c'est un extrait du pas de deux du 1er acte:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/TrnPxjpCZic&amp;amp;rel=1"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/TrnPxjpCZic&amp;amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je n'ai pas été époustouflée, ni par Matvienko, ni par Lounkina (d'ailleurs, j'ai trouvé que le public a été un peu froid)... Mes préférés restent Svetlana Zakharova (qui est aussi de la tournée, elle dans le 15 janvier) et Igor Zelensky (ci-dessous).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/MQvyQc68-u4&amp;amp;rel=1"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/MQvyQc68-u4&amp;amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="355" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été un peu déçue par la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;direction musicale&lt;/span&gt; de Pavel Klinichev (l'orchestre Colonne jouait ce soir-là, de manière assez relâchée, il faut dire... Clairement, ils doivent penser que, puisque c'est un ballet, les spectateurs ne vont pas entendre les fausses notes), il prenait des tempi tellement lents que le ballet en devenait lourd, chaque pas pesait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De façon générale, je commence à remarquer qu'avec l'âge (et l'expérience?) je suis beaucoup plus sensible à la danse contemporaine, et n'apprécie la danse classique que quand elle est servie par des interprètes vraiment exceptionnels, sinon je trouve ça ennuyeux. Qui l'aurait cru? Mais c'est peut-être le cours normal des choses, enfant, on est fasciné par les costumes, les décors, la danse en général, et puis on en a tellement vu qu'on commence à chipoter? Une sorte de déformation professionnelle de balletomane?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Faut-il le voir? &lt;/span&gt;Je n'ai jamais vu Spartacus, donc j'y vais vraiment par curiosité (mais je crois que c'est un ballet dénué de morceaux de bravure, donc si c'est cela que vous recherchez, passez votre chemin). Pour Le Corsaire, si vous y allez, essayez de voir Zakharova, une des meilleures ballerines en ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La suite de la tournée&lt;/span&gt; (Spartacus) décrite &lt;a href="http://littlepita.blogspot.com/2008/01/spartacus-grigorovitch-bolchoi-critique.html"&gt;ici&lt;/a&gt;!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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On demande des modifications...&lt;/span&gt;" Cette phrase de Paul Valéry serait à l'origine de ce spectacle au succès phénoménal qui a déjà été accueilli par 6 théâtres (et que vous pourrez voir au Théâtre de la Renaissance à partir du 25 janvier). Sur ça, et beaucoup d'autres choses, Luchini réfléchit à l'aide de ses auteurs préférés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrice Luchini est un vrai conteur... &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:Verdana,Arial,Helvetica;" &gt;Vous avez peut-être vu déjà son spectacle sur Lafontaine, ou bien un autre, sur Céline. &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:Verdana,Arial,Helvetica;" &gt;Il nous fait part de ses &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;lectures &lt;/span&gt;préférées - Paul Valéry, donc, mais aussi Roland Barthes, Chrétien de Troyes, Arthur Rimbaud, un peu de Lafontaine, un peu de Molière, un peu d'Hugo... Je vois déjà des visages se décomposer: "La barbe!" Mais non, justement, car ces textes (parfois difficiles, j'en conviens, mais très beaux lorsqu'on en pénètre le sens) sont entrecoupés d'apartés les plus drôles qui soient, la signature de ces spectacles-rencontres que Luchini affectionne tant. Ces &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;apartés&lt;/span&gt; sont des dialogues vrais - avec Hollande, Chirac, Johnny... ou imaginés - Sarkozy ("Combien de choses faut-il ignorer pour pouvoir agir..."), Ségolène ("Assieds-toi sur ma bite et causons" - ne vous effrayez pas, c'est du Genet!)... Mais aussi des histoires, des souvenirs, des caricatures (de jeunes de banlieue au "Maître Corbeau" en verlan, de l'accent pieds-noirs à Johnny...), et aussi beaucoup d'humour, de dialogues avec le public, très présent ce soir-là, y compris Robert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, qui est-il, ce &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Robert&lt;/span&gt;? Sans vouloir tout vous dévoiler (mais vous savez tout de même que Robert est le vrai prénom de Fabrice Luchini)... Robert est ce spectateur mâle mariée à ce que Luchini appelle une "culturelle" ou, mieux, une "guerrière": une femme qui a fait quatre expos dans la semaine, est abonnée à Télérama (ou les Inrocks, c'est selon) et qui a traîné son mari qui travaille à Levallois-Perret jusqu'au théâtre. Celui-ci, ahuri de voir tant de monde écouter du Chrétien de Troyes, compte les minutes et espère une petite récompense pour son effort... "Il y en a beaucoup, des Roberts... Mais on les aime! Ceux qui connaissent Roland Barthes sont acceptés, ceux qui ne le connaissent pas sont acceptés de même, c'est un spectacle citoyen!" Aussi, si vous avez un Robert sous le bras, n'hésitez pas à l'amener, il sera accueilli bras ouverts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Luchini, que dire? Que sa diction (qui lui demande, depuis quarante ans, cinq heures de travail par jour), son intonation, son goût de la langue française son exemplaires, contagieux, qu'ils vous laissent bouche bée? Oui. Bien sûr, il faut aimer le personnage et savoir le prendre au second degré. Mais passé ce cap, on atteint la jouissance d'un auditeur comblé par la lumière d'un talent hors norme. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Point sur Robert &lt;/span&gt;est, sans aucun doute, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le meilleur spectacle que j'ai vu en 2007!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0); font-style: italic;font-family:Verdana,Arial,Helvetica;" &gt;La plupart des hommes ont de la  poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la  définition de la poésie. (Paul Valéry, encore et toujours...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!-- google_ad_client = "pub-2828868283352650"; //Bas du post 728x90, date de création 20/12/07 google_ad_slot = "8167215553"; google_ad_width = 728; google_ad_height = 90; //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;" &gt;Le point sur Robert&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Update 17/11/2008&lt;/span&gt;: le spectacle sera repris à l'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Espace Cardin&lt;/span&gt; à Paris à partir du 20 décembre, ainsi qu'à Bordeaux, Vichy, Amiens et Lyon et Bruxelles (programme complet &lt;a href="http://www.evene.fr/culture/agenda/le-point-sur-robert-20659.php?programme"&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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Poète, chanteur, acteur, il a vécu une vie aussi courte que remplie... Tout l'URSS connaissait ses chansons parfois insolentes vis-à-vis du régime et donc interdites. Le 25 janvier 2008, il aurait eu 70 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le rappeler à vie, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marina Vlady&lt;/span&gt; - actrice et écrivain qui fut la dernière femme de Vissotsky - adapte son livre "&lt;a href="http://www.amazon.fr/Vladimir-vol-arr%C3%AAt%C3%A9-Marina-Vlady/dp/2213020620"&gt;Vladimir ou le vol arrêté&lt;/a&gt;" au théâtre. Sur scène, entourée de musiciens, elle raconte, chante en français et en russe, danse... Le regard de Volodya la poursuit. Marina Vlady, elle, a 70 ans, et je dois dire que je n'ai qu'une envie - pouvoir être aussi belle quand j'aurai son âge... Sincèrement, elle est incroyable, toujours aussi belle, élégante, bonne conteuse au sens de l'humour ravissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.vlady-vissotsky.com/video/bande_annonce2.mov" align="middle" height="380" width="480"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marina Vlady chante pour la première fois ces chansons écrites par Vissotsky, elle les travaille, tente de trouver sa propre intonation, ne se contente pas d'imiter... J'ai vraiment beaucoup aimé! &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pour ceux qui ne connaissent pas du tout Vissotsky&lt;/span&gt;, le spectacle est quand même intéressant, c'est non seulement une bonne introduction à l'oeuvre de Vissotsky, mais aussi une belle (et tragique) histoire d'amour: je ne sais pas pourquoi, ça provoque en moi le même sentiment que celui que j'ai eu en regardant "&lt;a href="http://littlepita.blogspot.com/2007/02/la-vie-des-autres.html"&gt;La vie des autres&lt;/a&gt;" - une histoire d'amour entre deux artistes dans un état totalitaire sans merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà la même chanson que vous avez entendu tout à l'heure par Vissotsky lui-même:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="373"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/hWEOaosGDi0&amp;rel=1&amp;border=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/hWEOaosGDi0&amp;rel=1&amp;border=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="373"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Faut-il y aller?&lt;/span&gt; Si vous vous intéressez à la culture russe, vous devez connaître Vissotsky, car il ne fut pas une seule maison où l'on n'écoutât pas ses chansons en cachette. Et aussi, allez-y si vous n'êtes jamais allé au théâtre des Bouffes du Nord, c'est assez particulier et très joli, c'est un peu la Venise des théâtres parisiens, avec ses balcons volontairement délabrés et les murs qui se souviennent de tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A lire également&lt;/span&gt;: "&lt;a href="http://www.amazon.fr/Vladimir-vol-arr%C3%AAt%C3%A9-Marina-Vlady/dp/2213020620"&gt;Vladimir ou le vol arrêté&lt;/a&gt;", le livre de Marina Vlady, très bien écrit et très émouvant (la traduction russe est disponible gratuitement &lt;a href="http://www.lib.ru/WYSOCKIJ/wladi.txt"&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A écouter&lt;/span&gt;: des chansons de Vissotsky en français &lt;a href="http://www.wysotsky.com/1036.htm"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En pratique&lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.bouffesdunord.com/"&gt;Théâtre des Bouffes du Nord&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;jusqu'au 10 janvier 2008&lt;br /&gt;Durée: 1h&lt;br /&gt;Tarif: de 12 à 24 euros (n'hésitez pas à prendre les places à 12 euros, ça ne change rien)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!-- google_ad_client = "pub-2828868283352650"; //Bas du post 728x90, date de création 20/12/07 google_ad_slot = "8167215553"; google_ad_width = 728; google_ad_height = 90; //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mini-site consacré à la pièce: &lt;a href="http://www.vlady-vissotsky.com/"&gt;www.vlady-vissotsky.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;p&gt;
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